L'ENSEIGNEMENT
obstacle qu'il faut surmonter avant d'obtenir le progrès désiré. L'administration de l'instruction publique, très puissante en France, comme toutes les administrations, et de qui Ton attend, comme de toutes les administrations, l'initiative en toutes choses, est fort incohérente. Les trois directions entre lesquelles elle est divisée travaillent pour le mieux et elles ont toutes les trois, depuis quelques années, accompli des réformes considérables, mais chacune agit de son côté, souverainement. Un seul personnage domine et a qualité pour établir Tharmonie entre toutes les parties de nos institutions scolaires, c'est le ministre; mais nos ministres sont souvent des étrangers que la politique apporte et emporte, et qui n'ont pas toujours le temps d'achever leur apprentissage. Notre Conseil supérieur discute des ordres du jour tels qu^ils lui sont présentés : les objets les plus divers s'v rencontrent, et aucune théorie générale n*a lieu de s'y produire. La loi ne reconnaît pas au Conseil le droit d'avoir des idées, et, jusqu'à présent, il s'est montré fidèle observateur de la loi. Pour ces misons, ekaeun demeure ebe« soi, n'avant cure de son voisin : des institutions nouvelles se trouvent menacct^ dans leur existence, parée qu'où ne siiit ni ne A^eut leur faire plaee. Pour revwftir à notre sujet même. la plupart des jurvî^ d'agrégation ci>ntinueut d'observer tranquillement et en eonscieuii? une consigne donnée il y a kuiî^teuips.
On voit que nous ne eherehoos piùut i dim.inuer la puissan^re des obstacles. Nais qut^Ue espéntace avonsnous de les vaincre f
Nous espérons en la fonre d»^s chos^'s.
Les professeurs des Facaltés sentent trop vÎTecaent les abus pour ne point s'en plaindre haut : ils rendent trop de serviees pour n'»?tre pa:< entendus. Comment
ET LBS EXAMENS 73
Je Ministre de l'instruction publique et le directeur de l'enseignement secondaire ne prendraient-ils pas en grande considération les représentations (|ui leur seraient faites, par des membres de cette Faculté de Paris qui a, parmi ses étudiants, plus de cent candidats à l'agrégation? Cette Faculté a donné, Tan dernier, trente agrégés à renseignement secondaire : les services rendus ne créent-ils pas des droits * ?
Le moment est donc venu de faire entendre nos vœux.
Si l'on voulait aller tout de suite à Textréme, il faudrait demander que les examens, dépourvus de toute solennité, devinssent de simples certificats d'études; que quatre ou cinq professeurs de Faculté, requis par un étudiant de décider s'il est digne du grade de licencié, pussent se réunir, échanger les notes prises sur son travail et prononcer après une dernière épreuve'; qu'autant de professeurs, requis de même par un étudiant, de le déclarer digne du titre d'agrégé, pn)rédassent de la môme façon, mais en se montrant plus exigeants et sûr la durée des études et sur les preuves d'aptitude professionnelle et scientifique. Cela sera le dernier terme du progrès. Avant de l'atteindre, il faudra faire plus d'une étape.
N'est-il pas possible aujourd'hui de laisser i\ chaque Faculté le soin de régler, sinon tout l'examen de la