‹ Questions d'enseignement nationalChapitre 60 sur 65 · novembre · texte numérisé non relu

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CHARLLS GRAUX 325

dois être aise de me savoir ici! i C'étaient toujours des joies sérieuses; alors même qu'il voyageait en touriste, il n'était point un voyageur c du grand troupeau » , comme il disait. A Salerne, c coin de pays tiède et embaumé comme une serre d'orangers >, il étudie, comme un architecte, les styles de la cathédrale; à Pœstum, il regarde les murs en connaisseur, et l'envie lui prend d'aller chercher à Rome les niveaux, équerres d'arpenteur et autres instruments nécessaires pour relever les fortifications et en faire une étude.

Tels furent les loisirs de cette campagne en Italie. La moisson du travail fut abondante. A Venise, où le bibliothécaire de la bibliothèque de Saint-Marc, M. Veludo, le reçoit à bras ouverts, il trouve de quoi mettre t dans la jubilation » le paléographe et contenter en même temps l'éditeur de Plutarque et l'historien de la philologie ^ En effet, il étudie un manuscrit du xi* siècle en onciale — il désirait c depuis longtemps voir un manuscrit de la sorte de celui-là » ; — puis un Démosthène du x* siècle, où les stiques sont numérotés de 100 en 400; il tient avec profit 60 manuscrits, et t augmente sensiblement son expérience en paléographie » : voilà pour le paléographe. Il met la main sur un manuscrit important de Plutarque et sur des pièces concernant Antoine Éparque : voilà pour l'éditeur de Plutarque et pour l'historien de la philologie *. A Bologne, il étudie trois fonds de manuscrits grecs, dresse pour soa usage personnel un catalogue de 23 manuscrits en un index de 70 ^ A Florence, il copie le chapitre III de la Vie de Démosthène et toute la Vie de Cicéron sur c un

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