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Le célèbre critique Biélinski se demandait, en

« Avons-nous une littérature ? »

« Nous, nous n'avons qu'un commerce de livres. » Un compte rendu semestriel qu’il publiait un an et demi après avait pour ti-

tre : « Des riens sur rien. » (K. Waliszewski, Littérature russe, Introduction).

l'accroissement de la population et la diffusion du savoir. Quand l'édifice de notre vie nationale sera solidement assis ; quand la fortune publique, aussi bien que celle des particuliers, aura mis tout le monde à l'aise (peut-être plus tôt qu’on ne pense, puisque déjà nos budgets gouvernementaux se soldent par des surplus), nous avancerons dans la voie du progrès et de la haute civilisation à une allure très vive. Nos compatriotes alors auront plus de loisirs à donner aux arts d'agrément, et les cours publics de littérature que les recteurs de nos deux universités ont eu la bonne idée de fonder, auront si bien développé chez lous le goût et l’amour des choses de l'esprit, que les écrivains, les poètes, les savants, les artistes, les journalistes, mème les directeurs de revues, jusqu'aux simp.ës chroniqueurs, qui vivront dans ce temps-là, s’en féliciteront, comme le firent sans doute les Hébreux une fois en possession de la terre promise !.

1. La question de l'éducation est une de celles qui ont le plus occupé l’attention publique depuis quelques années. On en dit du bien, et on en signale les lacunes dont quelquefois on exagère la gravité.

L'éducation étant une de ces œuvres humaines toujours susceptibles de progrès, nous reconnaissons volontiers qu'il y a des réformes à opérer dans notre système d'enseignement ; nous pourrions même ajouter que nous ne nous abusons nullement sur les améliorations qu'il serait utile d’y introduire. Mais, encore une fois, nous n'avons eu, jusqu'ici, pour ainsi dire, que le temps de faire le plus pressé : vivre et défricher nos terres incultes. La colonisation est encore à l’heure présente l’œuvre nationale par excellence. Ce qui importe le plus à notre prospérité future, c’est de prendre de fortes et profondes racines sur ce sol que nous ont conservé nos aïeux. Mais, maintenant que nous augmentons en nombre, que nous commençons à nous relever des désastres accumulés pendant plus d’un siècle, que la fortune se plait à couronner nos efforts, nous allons nous intéresser à la question de l’éducation autrement qu'en critiquant le système actuel. Nous lui

Voilà que je deviens lyrique ! Mais j'aperçois les prenières lueurs de l'aube, Je m'’arrète, avec l'intention

donnerons sans doute un puissant essor en dotant richement nos universités, dont l'outillage scientifique est dans un état d'infériorité comparé à celui des universités anglaises. En attendant, nos gouvernants s'occupent. de concert avec ceux qui ont charge d'âmes, à réformer, à rendre meilleur, plus efficace, plus approprié à nos besoins du moment, notre régime scolaire. De leur côté, « nos établissements d'éducation s'appliquent à rajeumr leurs méthodes et à transformer leurs programmes. Dans l'Enseinement primaire, la revue rédigée par M. Magnan, inspecteur général, et les conférences pédagogiques, organisées dans les divers centres de la province, procurent à nos instituteurs et institutrices des connaissances nouvelles. Nos collèges et couvents, organes de l'enseignement secondaire, se pourvoient sans cesse de maitres et de maitresses de plus en plus compétents. Piusieurs d'entre eux s’agrègent chaque année des jeunes gens qui, pour s'ètre formés à des programmes plus complets et des méthodes mieux éprouvées, améliorent constamment l'instruction rudimentaire d’autrefois. Le même courant emporte nos institutions d’enseignement supérieur. » (Emile Chartier, Revue Canadienne, mars 1912). Et notre population de répondre avec empressement aux initiatives de ceux à qui il appartient de diriger l’enseignement à tous ses degrés. « Il n’y a pas dans tout le Canada de population qui s'occupe plus de l'éducation des enfants que les Canadiens français », écrit M. Byron Nicholson, protestant d'Ontario, dans un ouvrage de grande valeur qu'il a fait sur nous. Ceci est l’exacte vérité. Je connais mes compatriotes, et je sais qu'ils considèrent comme un devoir sacré de procurer à leurs enfants les bienfaits de l'éducation, et ils s’en acquittent souvent au prix de grands sacrifices.

« Je prétends, disait M. S.-W. Jacobs, en 1912, que la situation scolaire de Québec, parlant en général, peut être comparée avantageusement avec celle qui prévaut partout ailleurs... En autant qu'il s’agit d'éducation, je crois que les Canadiens français ne le cèdent à personne. » On sait que M. Jacobs est un Israélite distingué de Montréal, et, en prononçant ces paroles, il parlait d’expérience, ayant lui-même suivi les cours de l'Université Laval.

N n'est pas étonnant que les statistiques démontrent que notre province est de beaucoup à la tête de toutes les aïtres provinces du pays pour l'assistance scolaire moyenne dans les écoles. L’instruction obligatoire en ceci pourrait plutôt nuire que promouvoir

de redire dans quelque prochaine chronique, les gloires que l'avenir réserve à ma patrie, ee me

seignement primaire, li.

, ancien secrétaire du Con.

nce,

« Il serait donc irrationnel de dénigrer ce système parce qu'il

n'aurait pas encore atteint tous les résultats qu'on a droit d'en attendre.

geant, par les pragrès réalisés, ces dix der 8 faciles à const.

ter par les statistiques, le temps n'est pas

vient-il pas de louer et L faits de toutes parts, pour le rendre plus efficace ?

« Que l'on considère ce système, au point de vue de la liberté laissée aux Municipalités comme au point de vue de la fréquentation scolaire, il l'emporte de beaucoup su: les organisations européennes. L'Eglise au Canada, par son orgunisation paroissiale, apporte un appoint précieux à l’école.

« Constamment, Elle rappelle aux parents leurs devoirs vis-à-vis de leurs enfants. Et Ja profonde conviction qui naît de ce haut enseignement vaut infiniment mieux que les lois obligatoires de l'Etat.

« Notons aussi que notre organisation scolaire confessionnelle

arte le troublant problème de la neutralité scolaire, neutralité

ire, guise un mensonge sous le Manteau de la loyauté.

« Enfin, le département de l'Instruction publique, placé comme

il l'est sous la direction c'un Surintendant nommé pratiquement à vie, empêche la politique de pénétrer dans le temple sacré de l'éducation. Les pays où il y a un Ministre de l'Instruction publique n'échappent pas toujours aux misères inhérentes aux coteries de parti.

«“ En même temps que notre système assure la persévérance dans la direction de l'enseignement, il conserve à l'école un caractère plutôt paroissial, caractère qui s’harmonise si bien avec nos traditions religieuses et nationales.

« Que la province de Québec soit donc fière de son système scolaire, qu'elle a le devoir de maintenir, d'améliorer et de développer. »

En général, tous ceux qui nous font visite, qui prennent connaissance de notre histoire, des difficultés que nous avons surmontées pour en arriver uu résultat où nous sommes aujourd'hui, ne peuvent nous refuser leur admiration. On se rappelle le « miracle canadien » de M. Maurice Barrès. L'Evening Sun, de New- York, juillet 1912, parlait de nous dans les termes suivants :

« La grande majorité des Canadiens français sont restés profondément religieux et ont gardé la foi catholique de leurs pères. S'ils n'ont pas peur des familles nombreuses, c'est qu'ils ont foi dans la Providence et ne redontent pas l'avenir.

« Les enfants canadiens-français sont convenablement éduqués. Le pourcentage d'instruction est aussi élevé dans la province de Québec que partout ailleurs en Amérique. Pratiquement, tous les enfants y savent lire et écrire. Il y a peu de riches chez les Canadiens français : mais, en revanche, on n'y connaît pas la misère.

“.… Pour apprécier en quelques mots le pays canadien-français, qui est la province de Québec, c’est un pays sans riches, sans pauvres, sans cours de divorces et sans malaises ouvriers, un pays rempli d'enfants à la face joyeuse, d'hommes robustes, de femmes habituées au travail, mais physiquement parfaites, bref, d'un peuple religieux, actif et heureux. »

M. l’abbé Thellier de Poncheville résumait ainsi, à l’un de nous, ses impressions du congrès de la langue francaise :

« .… Puis, nous avons appris à mieux connaître encore votre cher Canada, avec son passé si beau ! — Quel peuple a de plus rlorieuses origines et une histoire aussi sainte ? — avec son présent. riche de fidélité, de cordialité, de foi : avec son avenir dont nul n'oserait pronostiquer les développements tant ici la terre est féconde et les hommes vaillants. Jusqu'où s’élèveront leurs des-

tinées ? C'est sans doute le secret de la Providence, mais la réponse en est aussi cachée dans la profondeur des consciences chrétiennes où se gardent les traditions et les vertus qui doivent assurer l'essor indéfini de la race. Ce sont les grandes âmes qui font les grands peuples. Fidèles à leur Dieu, les Canadiens-français seront assurés d'accomplir au cours du siècle qui s'ouvre de grandes œuvres, dignes de celles dont s’est illustrée magnifiquement l’histoire de leurs pères. Que le Christ les protège toujours ! »

Ces témoignages réconfortent nos esprits, et nous font oublier les critiques parfois amères et si injustes que nous entendons sur notre prétendue infériorité, ou relativement aux lacunes de notre système scolaire.

(Juin 1904)

Que de livres, dit Mlle Préfère, lorsqu'elle entre dans la bibliothèque de M. Bonnard. Et vous les avez tous lus ? « Hélas ! oui, répond le vieux savant, et c’est pour cela que je ne sais rien du tout, car il n’y en a pas un ‘s de ces livres qui n’en démente un autre, en sorte que, | quand on les connaît tous, on ne sait que penser. » Voilà qui est encourageant! Livrez-vous à l'étude maintenant ! Sortez de leurs rayons les tomes poussiéreux qui contiennent la science et les leçons des grands hommes ! Consacrez de longues veilles à comparer les textes des écrits de ceux que l’humanité regarde comme les maîtres de la pensée, pour y découvrir l'origine et le secret des choses! Platon et Aristote ne sont pas toujours du même avis ; saint Thomas et saint Bonaventure diffèrent souvent d'opinion ; Pascal ne pense pas comme Descartes ; Newton est contre Leibnitz ; Bossuet contre Fénelon. Cela mérite-t-il vraiment qu’on se donne pe tant de peine si, en définitive, un état troublant d’in- # certitude doit être le partage de notre esprit. Autant vaudrait presque l'ignorance absolue. Et pourtant, que ferions-nous sans l'héritage des connaissances acquises que nous transmettent les livres ? Se figure-t-on quelle serait notre position s’il nous fallait tout apprendre de

nouveau ? Un auteur rapporte qu’il eut une nuit un songe effroyable, Il rêva que tout le genre humain, à son réveil, un beau matin, trouvait blanches et unies les sur la surface de la terre. Ce nérale. Un émoi indescriptible mmes, qui erraient partout de

octrines ; ils ne se divi-

€ peut discuter, c’est que la production des livres n’a jamais été aussi considérable qu’à notre époque. A Paris seulement, dit cinquante livres

’ Le livre est l’opium de l'Occident :

jour viendra où nous serons tous sera fini. » Non, le monde ne fi

seignements. Mais, précisément, si les livres sont censés contenir le résultat de l'expérience et de la sagesse des générations qui nous ont précédés, comment se fait-il que la plupart des hommes ne soient pas aujourd’hui plus sages, meilleurs, et que leur mentalité soit encore exposée à éprouver tant de méprises et de défaillances ? Il y a longtemps, il me semble, que nous devrions être tous parfaits ; il faut assurément que nous y mettions de la mauvaise volonté. Mais il n’est pas donné à chacun non plus d’avoir sa bibliothèque. Et puis, s’il existe des gens qui ont des yeux et qui ne voient point, des oreilles et qui n’entendent poini, il en est certainement qui lisent sans profit, faute de savoir lire : j'étais moimême, jusqu’à tout récemment, du nombre de ces derniers, et c’est ce qui explique le peu de progrès que j'ai fait dans le raisonnable. Hélas! disons-le aussi, puisque nous sommes sur la voie des aveux, que les livres ne sont pas tous des « océans de bons conseils, de raison, de prudence et de vertu. »

I y a, dit l’Ecriture, deux espèces d'hommes : hommes de mensonge et de vérité. Les livres, comme les hommes, à première vue, se ressemblent ; en réalité, comme les hommes aussi, ils sont très différents. Mais cette ressemblance initiale fait que le lecteur inattentif, ou dont la raison manque de critique, est souvent la victime des erreurs et des sophismes contenus dans les imprimés. Il ne manque même pas de livres remplis de contradictions qui sont signés par des hommes de la plus parfaite sincérité. Mais que l’auteur ait été de bonne ou de mauvaise foi, il y a beaucoup de textes qui ne

sont que des faux manifestes et qui échappent à l’attention.

Le siècle qui vient de finir a même été témoin d’un phénomène intellectuel qui ne s'était pas vu depuis les temps de Gorgias ; d’une aberration de l’esprit que l’on croyait bien ne plus devoir se produire, tant elle avait paru absurde aux contemporains des sophistes grecs, ces prétendus savants universels, et qu’elle va, en effet, à l’encontre de la raison qui a toujours été commune au genre humain.

Voici. Il y a une classe de personnes dont il faut tout d'abord se défier presque autant que de nos amis et qui s’intitulent les philosophes. C’est incroyable, me direz-vous ! Comment ! parler ainsi de ceux qui se vouent à l’étude de la sagesse l’étude par excellence, qui savent si bien vous explhu:s * toutes choses par les causes les plus hautes, les plus cachées, n’est-ce pas manquer de respect aux hommes qui, d’après Pythagore et Platon, devraient gouverner l’humanité ? Entendons-nous. C'est qu’il y a philosophes et philosophes. Les sophistes s'affublent souvent de ce beau nom, et l’estime que je porte aux premiers n’a d’égale que la défiance que m'inspirent les seconds.

Le sophiste, en effet, raisonneur captieux, est la contrefaçon du philosophe ; il abuse des mots ; il en renverse la portée et la valeur.

Vous voyagez à la campagne, par la gra.u’route. Quelqu'un vous aborde, fort civilement d’ailleurs, et vous tient compagnie. — « Il est évident, dites-vous, au bout de quelques moments, que ce chemin va à l’ouest et conduit au village que je vois devant moi. »

— « Îl est aussi vraisemblable, reprend votre interlocuteur, que ce chemin aille à l’est et n’aboutisse nulle part. »

Un peu plus loin, vous ajoutez : — « Ce village n’a pas d'église et renferme si peu de maisons, que c'est plutôt un hameau. »

— « Ou une ville, réplique votre contradicteur, car, au fond, ville, village ou hameau, cela ne diffère en aucune manière. »

Ce raisonnement vous surprend à l'extrême, et, instinctivement, vous vous tenez à une plus grande distance de ce singulier personnage, qui poursuit à haute voix, comme se parlant à lui-même : « Tous les êtres sont identiques. Tous les contraires et les contradictoires sont identiques ; on peut affirmer et nier la même chose, en même temps, dans le même sens et sous le mème rapport ; l’être et le néant, le vrai et le faux, le oui et le non sont identiques... » Vous êtes arrivé au village, et vous en profitez pour vous éloigner de la présence d’un homme qui tient un langage qui est la négation même de la raison, de la parole et de la pensée.

Je viens de définir le système philosophique de Hégel, que le sophiste allemand a lui-même nommé le système de l’Identité, et dont les théories peuvent être rendues par les formules suivantes : « Identité de l’identique et du non-identique ; identité des contradictoires ; identité de l'être et du néant, de l'erreur et de la vérité »?. Comme vous le voyez, les sophistes de ces deux époques se ressemblent. Ceux du temps de Socrate ne voyaient pas de différence entre la vérité et l'erreur, et n'étaient nullement embarrassés de prouver n'importe quelle idée et son contraire.

Et lorsqu'on sait que Renan, en France, fut un des PR EE

{. « L’Etre et le néant sont même chose. » Hégel, Log. $ 88.

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disciples de Hégel, on s'explique d’abord les inconséquences, les indécisions continuelles, la mobilité d'idées de cet esprit, allant tour à tour de Kant à Hégel, de Hégel à Spinoza, de Spinoza aux mystiques pour arriver, finalement, à cet état d'indifférence qui ne sait s’attacher à rien d’une manière stable et décidée ; puis, on se rend compte ensuite de tout ce qu'il y a d’indéterminé dans les principes de sa philosophie sans logique, de sa morale sans règles, de sa religion sans dogmes ni symboles, de ses contradictions enfin dont sont remplis ses ouvrages. Quand un historien de cette mentalité déclare, de plus, que « pour faire revivre les hautes âmes du passé,une part de divination et de conjecture doit être permise », il n’est pas étonnant qu'avec de tels principes et une pareille méthode, il prenne de grandes licences et (un jour le mot lui est échappé) « caresse sa petite pensée ». Aussi, a-t-on comparé la plupart des ouvrages historiques de Renan à des romans. Il dit, en effet, tout ce qu'il veut dire ; mais il le dit si bien que le lecteur y est pris presque à son insu, s’il ne se surveille et ne possède une critique suffisante pour démèéler, au besoin, le faux d’avec le vrai 1.

1. Voici en quels termes Théodore Keim, un des chefs de l’école rationaliste de Tubingue, à laquelle M. Renan semblait appartenir un peu, parle de la Vie de Jésus :

« C'est un roman... Ce sont de nouveaux Mystères de Paris, écrits avec rapidité Pour amuser, sur un terrain sacré, un public de profanes... Sur toutes les questions graves le livre est nul scientifiquement.

« Au lieu de se jouer de cette les siècles cont

Un autre malheureux, imbu de cette doctrine, s'écriait naguère : « La propriété c’est le vol, la religion c'est l'athéisme, et le gouvernement, c’est l'anarchie. » Les sophistes grecs soutenaient qu'il n'y a d'autre justice que la force. Les conséquences de cette maladie intellectuelle sont, en métaphysique, l'athéisme, en morale, l'abolition de la conscience et de la distinction du bien et du mal.

Le sophisme ! il frappe nos oreilles à chaque instant dans la conversation ; on le poursuit à pleines colonnes dans les journaux, surtout depuis que tant de gens ont recours à cette nouvelle puissance qu'est la presse quotidienne pour dire tout ce qu'ils pensent ; s’il ne se risque guère dans les revues, on le retrouve dans les livres de maints auteurs, où il se croyait à couvert, le traître, sous certains grands mots d’allure scientifique ou d’une phraséologie entortillée. Le sophisme |! mais il court le monde, d'autant plus qu'aujourd'hui presque tous les hommes savent lire, qu’on lit avec inattention et d'autant plus vite que la quantité de la matière imprimée va toujours croissant, multipliant encore les difficultés qu'éprouvait déjà la classe moyenne des esprits de juger ce qu'ils lisent. « J'ai même vu de grandes intelligences absolument trompées par les écrits les plus absurdes », déclare un critique judicieux.

« Quel est, se demandait déjà, il y a un quart de siè. cle à peine, ce même observateur *, quel est l’état réel

six mois, dans une hutte de Maronites, et entouré de cinq ou six volumes, l’histoire des temps apostoliques annoncée dans son introduction : alors il pourra obtenir son pardon des amis de l’histoire véritable, qui, aujourd'hui, rient de son singulier triomphe. »

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