‹ Questions d'hier et d'aujourd'hui [microforme]Chapitre 27 sur 49 · Sertillanges, Nos vrais ennemis · texte numérisé non relu

Sertillanges, Nos vrais ennemis

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d'entre eux ce que l’on écrivait au sujet de Gabriel de Mortillet, archéologue, député et président de la Société d’Anthropologie de Paris, décédé en 1898 : « Tout, dans ses écrits, révèle le parti pris, les théories préconçues, l'esprit de secte. On sent que, dans ses travaux, l'intérêt de la science et la recherche de la vérité ne viennent qu’en seconde ligne : le but intrinsèque, à peine déguisé, c’est de faire de la science une arme de guerre, el une arme de guerre contre Dieu, contre toute connaissance supérieure ou étrangère au monde matériel en vue de faire de l’homme « un singe perfectionné » plutôt, comme on dit dans cette école, « qu’un Adam dégénéré »!.

Haeckel, chef d'école, aujourd'hui abandonné par la plupart de ses disciples : Wundt, Virchow, Du Bois, Raymond, Baer, etc., que ses phrases sonores avaient d’abord impressionnés, avait déjà été soupçonné par plusieurs biologistes : His, Rulimayer, Fleischmann ?, d’avoir inventé ou modifié des figures dans le but de dissimuier les défauts de ressemblance qui existent entre les formes embryonnaires des différentes espèces et que les progrès des sciences font connaître de mieux en mieux tous les jours. Mais voici qui est plus précis. Haeckel, par esprit de parti, est accusé d’avoir sciemment falsifié la vérité. Nous lisons, en effet, dans le Journal des Débats du 10 août 1908 : « M. Haeckel ayant publié dernièrement, à l'appui de sa thèse que l’homme descend du singe, un livre que de nombreuses vignettes accompagnent, le docteur Bass, d’Iéna, l’accuse d’avoir

1. Revue des Questions scientifiques, année 1898, 4er vol., p.

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