‹ Questions d'hier et d'aujourd'hui [microforme]Chapitre 44 sur 49 · M. Faye · texte numérisé non relu

M. Faye

avec certitude l’existence de Dieu, la spiritualité de l’âme et la liberté humaine. Reconnaissant Dieu pour mon créateur et mon maître, je m'explique ma nature et mes aspirations. Si mon âme a soif d’immortalité, d’un bonheur qui se prolonge au delà du trépas, ce désir me vient non d’une fatalité qui se jouerait odieusement de moi, mais de Dieu, qui ne veut ni ne peut me tromper. Dieu ne serait plus le Dieu de véracité, de bonté et de justice que nous connaissons, s’il créait en nous un désir sans objet, un désir trompeur. Cette faim et cette soif que Dieu a allumées dans le cœur de ses enfants ne pourront trouver que dans une vie éternelle leur complet rassasiement. « Lorsque toutes les coupes sont vides et que l’âme, toujours plus altérée, élève la voix pour dire : Donne-moi encore du bonheur, le sage se trouve enfin en face de Dieu, à bonté et la beauté cssentielles ; et il comprend cette parole de saint Augustin : « Vous nous avez faits pour vous, à Dieu, et notre âme est en mouvement jusqu’à ce qu'elle se repose en vous » *. En attendant, je constate que je jouis même icibas d’un bonheur d'autant plus sensible et profond que j'apporte de fidélité à observer la loi qu'il m’a donnée et de l’empressement que je mets à lui témoigner mon dévouement.

Ces vérités ne sont encore que des vérités d’expérience, de bon sens et accessibles à tous. Elles sont en nous. « Nous avons en nous « la lumière qui éclaire tout homme venant en ce monde ». Ces prétendus savants (car dans aucun ordre de science, ce ne sont les hommes

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