‹ Questions d'histoire et d' archéologie chrétienneChapitre 3 sur 94 · Ibidem : Op. cit., p. .'J · texte numérisé non relu

Ibidem : Op. cit., p. .'J

10 QUESTIONS DHISTOIRE ET D'ARCHEOLOGIE.

ceux qui ne voulaient pas abjurer, si ce n'est la peine de mort?

Dans une constitution édictée contre les hérétiques de Lombardie, Innocent IV renouvelle contre eux les sentences de confiscation et de déposition ; il fait de plus un devoir aux podestats d'ordonner la destruction de toutes les maisons où l'on aura saisi des fauteurs de l'hérésie *. L'empereur Frédéric II avait décrété la mort contre les hérétiques, les relaps et leurs défenseurs : par une bulle datée de Pérouse, le 30 novembre 1243, Innocent IV fit de cette constitution impériale une loi d'Eglise ^. Boniface VIII inséra dans le Sexte une décrétale qui renouvelait contre eux la peine de la confiscation. « D'après la loi civile, dit-il, ceux qui contractent des mariages illicites ou incestueux perdent par ce fait la possession de leurs biens. La femme qui transgresse la loi humaine en épousant son ravisseur, surtout sans le consentement de ses parents, perd tout droit sur les biens qui pourraient lui venir du ravisseur ou des complices du rapt, et, dans certains cas, ils font retour au fisc. Celui qui transporte des marchandises prohibées ou non déclarées se les voit confisquer. Aussi, du conseil de nos frères. Nous déclarons soumise à la confiscation la fortune des hérétiques qui sont coupables d'un crime beaucoup plus grave, plus horrible et plus détestable que les précédents ^. » La pénalité atteignant le coupable, même au delà du tombeau, l'hérétique pouvait être déclaré tel après sa mort et ses biens

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