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mour des Parfaits; mais malgré tous les coups qu'il lui donnait pour la persuader, elle ne se laissa pas convaincre et ne voulut jamais les aimer, du jour où ils lui dirent « quod prœgnans erat de demonio^ ». Elle avait cru peut-être qu'en disant cela on émettait les doutes les plus injurieux sur son honnêteté, tandis qu'on ne faisait que constater son état. Se trouvant dans la même situation, Guillelma, femme d'un marchand de bois de Toulouse, Thomas de S. Flour, reçut la visite de la Parfaite Fabrissa. Celle-ci lui fit des condoléances, sans doute aussi des reproches, et lui conseilla « quod rogaret Deiim ut liberaret eam a dœmone quein habebnt in centre^ ». Le plus grand malheur qui pouvait arriver à une femme était de mourir enceinte ; car se trouvant en état flagrant de péché et d'impureté, sous la domination absolue de Satan, elle ne pouvait être sauvée; les hérétiques le déclaraient formellement à Peirona de la Caustra^. L'homme lui aussi était voué à la damnation tant qu'il restait avec sa femme, « hahendo rem cuni ea^ ».
Sur ces questions, leur doctrine était si absolue que pour les reconnaître, on leur demandait leur opinion sur la légitimité du mariage et toujours leurs réponses étaient négatives. Malade à l'hôpital de Cordes, en 1269, Arnalde reçut la visite d'une femme
1. Ms, COD, f -230. « Guillelmus Vicarius, vir ejus, monuerat ipsam muUolies quod diligeret hereticos, sicut ipse faciebat et aliide villa; sed ipsa noluit diligere poslquam dixerunt sibi heretice quod presnans erat de demonio; et idcirco vir suus supradictus vibravit eam iTiultoties et dixit multa convitia, quia non diligebat hereticos. »