DCCIIESNE, op. cit., pp. 349 el
INITIATION CATHARE. 129
rément, la môme pensée a pu inspirer ces usages aux Cathares et aux chrétiens, sans qu'ils se les soient empruntés les uns aux autres. Il n'en est pas moins intéressant de relever cette nouvelle ressemblance entre leurs liturgies respectives * .
L'imposition des mains et du livr-e. — Après l'absolution des péchés, « les anciens doivent consoler le néophyte «, c'est-à-dire procéder aux cérémonies essentielles du Consolamentum, dont les précédentes n'étaient que la préparation. On commençait par glorifier les trois personnes célestes du grand événement qui s'accomplissait, et trois fois on disait : « Adoremus Patrem, et Filium, et Spiritum sanctum. » On rappelait une dernière fois au postulant quelles obligations graves il contractait en devenant Parfait, comment il devait se donner tout entier à la secte et abandonner par conséquent sa famille, ses parents et ses enfants. Le mariage étant un état de péché, il était mis en demeure d'y renoncer à jamais et, s'il y était engagé, d'en rompre à jamais les liens. Pour plus de sécurité, on faisait prendre au conjoint qui restait dans le monde l'engagement de ne jamais plus revoir l'autre, La femme déliait de tout serment le mari qui devenait Parfait, afin de « le rendre à Dieu et à l'Evangile » ; et si c'était une femme qui allait être consolée, on en demandait autant à son mari 2.
Alors, avait lieu le rite de la parcia. « Le récipiendaire s'agenouillait, et mettant les mains contre terre, il disait : « Bénissez-moi. » L'Ancien répondait :