Rituel cathare, p. xx
2. DoAT, 23, p. 73 el beaucoup d'autres passages racontent des <i Consolamenta >.
« Dieu te bénisse » ; et cela se répétait trois fois, et chaque fois, le Croyant s'avançait tout en restant prosterné contre terre. La troisième, il ajoutait en s'adressant à l'Ancien : « Seigneur, demandez à Dieu pour moi, pécheur, qu'il me conduise à la bonne fin. » Par bonne fin, dit Bernard Gui, il désignait l'état de perfection, condition nécessaire du salut. Et l'Ancien répondait : « Dieu te bénisse, qu'il fasse de toi un bon chrétien et te conduise à la bonne fin M » Enfin le néophyte s'engageait solennellement à tenir toute sa vie les observances qui lui avaient été imposées déjà pendant son abstinentia : le régime végétarien absolu, tempéré seulement par l'usage du poisson, la vie en commun, la fidélité à toute épreuve à la secte.
La formule qu'il prononçait alors nous a été à peu près conservée par Raynier Sacchoni ^. « Je promets, disait-il, de me rendre à Dieu et à l'Evangile, de ne jamais mentir ni jurer, de ne plus toucher à une femme, de ne tuer aucun animal et de ne manger ni viande, ni œuf, ni laitage, de ne me nourrir que de nourriture végétale et de poisson, de ne rien faire sans dire l'Oraison dominicale, de ne voyager ni passer la nuit en un lieu quelconque, ni même manger sans compagnon; et si je tombe entre les mains de mes ennemis et suis séparé de mon frère, de m'abstenir, au moins pendant trois jours, de toute nourriture, de ne jamais dormir que vêtu, enfin de ne jamais trahir ma foi devant n'importe
l./6id.,2'2, p. HO et en beaucoup d'autres passages de Doat, 23, 24, pass. : ' Senhor, prega Deu per aquest pecaire que Deus m'aporta bona fi. » — (1 Deus vos benedicat, eus fassa bon chrestia, eus porta bona fi. »