‹ Questions d'histoire et d' archéologie chrétienneChapitre 53 sur 94 · Ibidem, p. xxv · texte numérisé non relu

Ibidem, p. xxv

Sacchoni, qui avait été lui-même « consolé » avant de faire profession dans l'ordre des Prêcheurs, on lisait les dix-sept premiers versets de cet Evangile '. La lecture finie, on répétait de nouveau trois fois de suite Ado7^emus et une fois le Pater à haute voix. Et H chacune de ces prières, comme aux autres qui avaient été dites au cours de la cérémonie, le néophyte se prosternait devant les Parfaits et, avec lui, l'assemblée tout entière.

Le Consolamentum et le sacrement de l'Ordre. — Pour trouver dans la liturgie catholique des rites analogues à ceux que l'on vient de décrire, il faut laisser le sacrement du baptême pour recourir à celui de l'Ordre. Et cela ne doit pas nous étonner. Il ne faut pas oublier en efPet que la dignité de Parfait était comme un sacerdoce et que, par le Consolamentum, le Croyant était en quelque sorte ordonné en même temps qu'initié. C'est ce qu'avait bien compris Bernard Gui lorsqu'il écrivait, dans sa Practica, que par le Consolamentum, « on entrait dans la secte et dans l'ordre des Cathares, recipiuntur ad sectam et ordinem ipsorum ». Or de tous les rites de l'ordination sacerdotale, le plus ancien et le plus vénérable est l'imposition des mains par l'évêque consécrateur et les prêtres qui l'assistent; et de tous ceux qui composent la consécration épiscopale, celui qui remonte à l'Eglise primitive, c'est celui de l'Évangile ouvert sur la tête de l'ordinand, l'imposition du livre. Les autres cérémonies de l'une et l'autre ordination ou bien sont de dates postérieures ou bien n'étaient en usage que dans des

Page 1