De Rossi, iîowa sott., III, SI
2. « Juxta basilicam beati Pétri apostoli quae vocatur arf Vincula ubi et ipse domum habebat. » M. G. Script. XVi, p. 241.
burtine, et en particulier le célèbre cimetière des Ss, Pierre et Marcellin ^ Or ce qui frappe le plus dans le récit d'Eginhard, c'est la prédilection que témoigne Deusdona à cette dernière catacombe. Dans son voyage à Aix-la-Chapelle, il se fait fort auprès d'Hilduin de lui procurer des reliques de S. Tiburce ^. Ce martyr était une gloire de la catacombe ad duas lauros : dans la principale chambre de ce cimetière, on avait peint, au iv^ siècle, un beau Christ assis sur un trône entre S. Pierre et S. Marcellin, S. Gorgonius et S. Tiburce; on peut les y voir encore. C'est toujours dans cette catacombe que Deusdona conduit les envoyés d'Eginhard. Il semble leur faire les honneurs de sa propriété. D'abord, il ne demande à personne ni la permission, ni les moyens d'y pénétrer; il y mène ses hôtes la nuit, sans avertir personne au préalable : « nullo Romanorum civium sentiente » ^. Une fois qu'ils sont entrés dans ces galeries souterraines, Deusdona les guide avec une sûreté parfaite. Il les conduit successivement au tombeau de Tiburce et à ceux de Pierre et de Marcellin, et il est à croire qu'il fut pour les Francs émerveillés un parfait cicérone puisqu'on lui reconnut une pleine et parfaite connaissance de ces lieux : « ille eorumdem locorum plenariam atque omnimodam habebat notitiam » "*.
Ne pourrait-on pas supposer que Deusdona ne connaissait si bien cette catacombe que parce qu'il en