‹ Questions d'histoire et d' archéologie chrétienneChapitre 82 sur 94 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

avait la garde, en sa qualité de diacre de la troisième région? Aucun texte ne nous l'affirme d'une manière rigoureuse et indéniable; mais l'union de la catacombe en question à l'église de S.-Pierre-ès-liens,la résidence de Deusdona auprès de Saint-Pierre-èsliens, la connaissance parfaite que le diacre a de ce cimetière, la facilité avec laquelle il y accède, toutes ces circonstances concourentànous faire croire, avec la plus grande vraisemblance, que ce marchand de reliques était l'administrateur même de la catacombe qu'il dépouillait \

Ce qui facilitait ces opérations c'était l'état même où se trouvaient les Catacombes vers l'an 825. Quelques-unes étaient encore fréquentées : le Liber pontificalis dit que le pape Léon III fît restaurer les deux principales cryptes du cimetière de S. Calixte, celle des papes et celle de S. Corneille ^; c'est à ces travaux que M. de Rossi attribue les peintures byzantines que l'on voit encore dans la crypte de S. Corneille, et qui représentent ce saint avec S. Cyprien, S. Optât de Vesceter et S. Sixte ^. Ces réparations semblent nous indiquer qu'au moins au commencement du siècle, la grande catacombe de la voie Appienne était fréquentée. Il en était de même de sa voisine, celle de S. Sébastien; lorsque Rodoinus, envoyé d'Hilduin, sollicita, en 826, du pape Eugène les reliques de ce saint, on trouva la demande fort indiscrète.; car le peuple de Rome se portait

1. Ceci estune simple hypothèse qui nous parait avoir une certaine vraisemblance, mais que nous présentons sous toutes réserves.

2. « Renovavit... cemeterium beati Xysli atque Cornelii. » Liber ponlificalis, éd. Duchesne, t. U, p. 2.

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