De Rossi, Roma sott., 1. 1, p
souvent à ce sanctuaire ', où se produisaient de nombreux miracles. Dans un document de 834, nous voyons que le tombeau de S. Alexandre attirait une aussi grande afïluence de dévots au septième mille de la voie Nomentane ^. Sous le pontificat de Grégoire IV, la foule se transportait, comme par le passé, à la catacombe de S. Hermès sur la voie Salaria; la basilique souterraine, que l'on y voit encore, se remplissait de fidèles et de pèlerins, qui venaient y vénérer Ss. Prote et Hyacinthe ^.
Mais ce n'étaient que des exceptions; la plupart des Catacombes étaient déjà dévastées. Lorsque le diacre Deusdona vit pour la première fois Eginhard, la conversation s'engagea sur Rome et les tombeaux abandonnés des martyrs « de neglectis martyrum sepulchris, quorum Romae ingens copia est » ^ Dans la vie de Pascal, le Liber pontificalis emploie un terme encore plus fort : il dit que, les Catacombes étant alors ruinées (c^zVm fis) ^, le pape fit transporter à Rome un grand nombre de corps saints pour les tirer de l'abandon, et leur rendre les honneurs qui depuis longtemps leur avaient manqué. C'est aussi à ce sentiment qu'obéirent ses prédécesseurs et ses successeurs lorsque, pendant tout le IX* siècle, ils procédèrent à des translations de reliques. La première moitié du ix® siècle marque donc un grand changement dans la vie religieuse de Rome : sauf les exceptions que nous venons d'énumérer, les Catacombes sont ruinées ; le culte
\. M. G. Scriptorum XVl, p. 383.