Id., ibid., t. I, p. 262, a
3. Les exemples sont nombreux. H. L., t. II, u° 150 (858;; id., ibid., n" 189. Le comte réclame Vadprisio comme une terre bénéficiée et la donne sous cette forme à ses hommes.
LES COLONIES AGUICOLES 65
Nous trouvons dans uu plaid de 83i un exemple de ces usurpations. La ri'Ja Foutcv: avait été donnée en adprisio à Jean par Charleniagne. Celui-ci vit attaquer, luie première fois, par k- comte Adcniar, sa possession. Cité au tribunal du Palais, il dut défendre ses droits et répondre aux assertions du comte qui prétendait que la ri'Ja était un bénéfice. Il a gain de cause; mais quelque temps après, sa possession est de nouveau troublée. Cette fois, le comte Liebulf l'expulse sans jugement, s'empare du domaine et garde la terre et les hommes. 11 faut que le fils de l'aprisionnaire, Theodcfred, intente un procès, cite ses témoins, prouve que son père a occupé le sol. 11 est investi et paraît avoir joui en repos de son domaine. Mais ces exemples se retrouvent partout. Partout les comtes voulaient transformer Vadprisio en bénéfice et la faire tenir de leur concession i.
Les aprisionnaires n'avaient qu'un moyen d'échapper à ces attaques : c'était de se mettre eux-mêmes sous la protection du comte. Celle du roi ne pouvait leur suffire. Elle n'était qu'un diplôme, qu'un acte écrit, dont l'observation dépendait toujours de .la bonne volonté du fonctionnaire royal. Mais cette protection du comte était toujours onéreuse. Il fallait la payer par des présents et l'obtenir par des services. Pour avoir mi lotissement, on devait se recommander. Charlemagne prohiba en vain ces contrats; il interdit aux hommes libres de rendre aux