‹ Questions d'histoire sociale et religieuseChapitre 39 sur 83 · Boretius, t. I, p. 144. Capit. ann., 801-814, a · texte numérisé non relu

Boretius, t. I, p. 144. Capit. ann., 801-814, a

2. Const. de 815. Boretius, t. 1, p. 262. Const. de 816, id., ibid., p. 263.

nace les vies iiulividucUos, rattache à son pouvoir et à sa personne toutes les ambiliDUS, toutes les énergies, tous les intérêts. A mesure que lu puissance roy:ile s'affaiblit, s'efface la dualité de leur condition ou de leurs services. Et les liens qui enserrent leur personne enlacent peu à peu toutes les terres qu'ils occupent, celles qu'ils ont reçues du roi aussi bien que celles qu'ils tiennent de leur seigneur.

Ainsi, de même qu'elle va grossir le patrimoine des puissants et des riches, Vadprisio des petites gens, des simples libres va s'agréger au domaine du fonctionnaire royal, comte, vicomte, vassus dominicus. Voilà une autre cause de disparition. — Ce sont enfin les rois eux-mêmes qui, dès la fin du neuvième siècle, •détruisent l'œuvre de leurs prédécesseurs et donnent à des particidiers ou à des couvents les biens défrichés avec leurs possesseurs.

Nous avons encore quelq\ies-unes de ces chartes où iious voyons une terre du fisc passer, avec les aprisionnaires qui l'habitent, sous la domination d'une église. En 866, l'abbaye de Besalu demande à Charles le Chauve le vilîare Bevidager, défriché par des Goths et des Gascons, arraché au désert, mis en culture. Ce villarc est évidemment une adprisio. Charles le Chauve fait droit à cette requête i. Voilà donc des hommes libres qui passent sous la puissance d'un monastère. Ces concessions durent être assez fréquentes. En 881, nous voyons par deux diplômes que

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