H. F., t. IX, p. 564, 5G
2. 7d., ibid.,, p. 589, mercati vero praefati loci telonéum et omnem justitiam ihi peragendam... delegimus ; — p. 637, aquam cum omni jtiscatione et cum. justitia.
3. Charte de Hugues Capet, 9:^8. Tardif, Cartons des rois. p. 237. — Chartes de Robert, 998, 1000. Tardif, p. 241, 242,
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Plus rarement, on trouve le mot justitia dans le sens ûe juridiction; presque toujours il est suivi d'un autre terme qui le précise, justitia mercatus, justitia sanguinis'^, etc. Mais il faut attendre la seconde moitié du onzième siècle pour voir apparaître, avec certitude, la mention des justltiae dans les actes de vente, d'échange ou de donation, au même titre que les dépendances du domaine rural.
Ces remarques nous permettent de rejeter lacté de fondation attribué à Gombaud. Lautlienticité de la dotation nest pas plus certaine. Nous la possédons sous deux formes: celle qui est annexée à l'acte même de fondation et celle qui se trouve transcrite isolément dans le cartulaire sous le titre: oUimn caria de ecclesiis ncsiris '-. La seconde reproduit ré)iuniéral/on contenue dans la première: mais elle y ajoute le monastère de Saint-Caprais de Pontous. Pour cet acte, aucun doute n'est possible. Il a été fabriqué
— de Philippe I". 1060. 7<1, p. 283. — De même, dans des diplômes des seigneurs. — Cartulaire de Conques, n" 3, donamus... et vicariara (1061-1065). — hl., n° 2Ç>, servum cum ipsa vicaria. — Cartulaire de Saint-Jean-d'Angely, cité par Flach, Les Origines de l'ancienne France, t. I, p. 196, monachi clamantes vicariam de omnibus rehus. Les exemples sont fort nombreux.
1. Cartulaire de Conques, n" 27, donamiis et justitiam... de villa et vicariam et justitiam mercati (1031-1060). Cf. n" Où (acte de 1065-1087).
2. Cartulaire M', fol. 33, verso. Elle n'est pas publiée dans les Archives historiques. Après les mots : Ecclesiani Sancti Marie de Villanova, la charte .ajoute : Atque tnonastefium sancti Vaprasii de J'ontons quod Avecto)-, vicecomes de Tarlas dédit, etc.
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avec la ciiaiic priiiiilivo ot uiio notice historique inséréo dans le cartulairc (p. 101). L'auteur s'est borné à écrire à la suite les deux documents et à en composer une charte ([uil a mise sous le nom de Gombaud i. Ce premier faux nous met en défiance. II nous prouve que les moines attribuaient volontiers à Gombaud et à Guillaume Sanche les donations quils avaient à rcvendi(iuer ou à défendi'c et les couvraient ainsi de leur autorité.
La lecture de la charte première nous laisse la même impression. Celle-ci mentionne dix-huit églises qui auraient été données par Gombaud au prieuré. Mais si nous rapprochons de cet acte certaines donations insérées dans le cartulaire, nous voyons qu'en 977, quelques-unes de ces églises n'appartenaient pas à La Réole. puisqu'elles lui furent données beaucoup plus tard. Nous avons, par exemple, quelques renseignements sur Saint-Airard de Duras. A la fin du onzième siècle, un seigneur, Bertrand de Taillccaval, en donne la quatrième partie en gage au couvent avant son départ pour la croisade ^. Le prieur fit l'acquisition de l'église un peu plus tard. Un acte de 1137 nous apprend quelle lui fut cédée par le comte de Poitiers, sans nous indiquer d ailleurs le nom du bienfaiteur 3 ; mais le texte mt'mc de lacté fait sup-
1. L'ultima carta dut élre fabriquée à la fin du onzième siècle pour justifier les prétentions des prieurs de la Réole sur le monastère de Saint-Caprais. Cf. Arch. hist., t. V, p. 175.