Id., ibid., t. V, p
poser que la concession, était assez récente. L'église entra probablement dans le domaine du monastère au commencement du douzième siècle; or, les droits du couvent étaient alors si peu établis que les vicomtes de Bezeaume cherchèrent à la retenir et que, dans sa plainte au roi, le prieur se crut obligé de justifier ses revendications. Nous avons encore pour une autre de ces églises, Sainte-Marie de Villeneuve, quelques renseignements. Ils sont peu d'accord avec l'acte de dotation. Marca cite d'abord une charte de Gombaud donnant à La Réole Sainte-Marie de Villeneuve en échange de Saint-Paul d'Adandria i. La dotation de 977 marque au contraire que les deux églises furent cédées en même temps. Malheureusement, comme toutes les chartes de Gombaud, l'acte cité par Marca n'inspire guère confiance. Mais nous lisons ailleurs dans le cartulaire, que cette église Sainte- Marie fut donnée au couvent par un certain Gundobaldus^. Cette donation isolée prouve que le monastère n'avait pas reçu l'église de Villeneuve dans la dotalion de 977. Quant au bienfaiteur, Gundobaldus, il est inconnu. Faut-il voir en lui l'évêque de Bazas? Cela est peu probable; la confusion était facile, et le donateur obscur est devenu l'évêque-duc de notre document.
1. Marca. L., III, 5, note 4. Il est curieux que cette charte, empruntée par Marca au Cartulaire original, ne se trouve pas insérée dans la cojjie du dix-huitième siècle qui nous a été conser\ée.