‹ Questions d'histoire sociale et religieuseChapitre 54 sur 83 · Id., t. VI, p · texte numérisé non relu

Id., t. VI, p

« Coutumes a étaient composées. A l'époque de leur rédaction, au douzième siècle, aucun fait ne révèle de conflits entre les abbés et les prieurs. Ce nest donc pas pour se rendre indépendants de leurs supérieurs que les moines de La Kéole ont fabriqué leur document.

Nous ne croyons pas davantage qu'on en doive chercher lorigine dans les démêlés des prieurs de La Réole et des évoques de Bazas.

Ces conflits remontent au onzième siècle. Comme dans bien d'autres diocèses, la cause en est connue. L'évèque veut soumettre le couvent à sa juridiction, y exercer le droit de visite, y confirmer le choix du prieur et percevoir sur ses églises quelquesuns des droits fiscaux qu'il lève sur les paroisses. Le couvent, au contraire, se prétend exempt, n'ayant à répondre de l'administration temporelle et spirituelle qu'aux abbés de Fleury. Le concile de Saintes (1081) prononça en sa faveur; mais, au douzième siècle, ces querelles recommencèrent. 11 s'agissait, cette fois, des églises du diocèse de Bazas possédées par les religieux, quoique dépendant toujours de la juridiction épiscopale. La présentation aux cures donna lieu à des conflits que terminent les accords de 1170 et 1177. Dès ce moment, la paix semble rétablie entre le couvent et l'évêché ^.

Peut-être les « Coutumes » ont-elles été opposées aux évêques de Bazas? Mais aucun mot, aucune

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