Arch. hlst. de la Gironde, t, V, p
de Saint-Vivien et Saint-AurMe, la villa de Lobagnac, ruiné Saint-Airard et emprisonné quelques-uns des bourgeois du couvent. La lin de ce document nous manque et nous ne savons pas quel accueil fit le roi à la plainte 1. Ces vexations continuèrent. En 1179, les moines furent obligés de transiger et une autre charte du Cartulaire nous a conservé cette transaction. Le vicomte de Bezeaume reçut la garde, captennium, des domaines de Lobagnac, avec une rente de 10 sous bordelais et la redevance d'une saumata de vin et dune poule à Xoél par demeure. Moyennant cette concession, les terres du prieuré ne fuirent plus inquiétées -.
Il est remarquable qu'aucun article des « Coutumes s ne parle des vicomtes de Bezeaume. Peut-être les statuts relatifs aux redevances levées sur la vente et la circulation ont-ils été composés après les usurpations de 1103. Mais ce silence des textes ne permet pas de conclure. Nous n'y trouvons, en revanche, aucune allusion aux pillages de 1137 et à l'accord de 1179. Si la compilation a été opposée aux vicomtes de Bezeaume, ces dangereux voisins et protecteurs, c'est à l'occasion de faits qu'aucun témoignage ne nous a transmis.
En lisant attentivement les î Coutumes » on arrive à une interprétation différente. On est conduit à penser qu'elles furent composées pour défendre les droits