‹ Questions d'histoire sociale et religieuseChapitre 58 sur 83 · Coutumes, Préambule et art. 1. Ed. Giraud, p · texte numérisé non relu

Coutumes, Préambule et art. 1. Ed. Giraud, p

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ayant donné son assentiment à tout..., a retenu pour lui et ses successeurs, une fois dans Tannée, la procuratio... A l'exccplion de celle procuratio, nous n'avons rien gardé pour nous dans colle mcMne ville et cette église, et nous laissons tout à la disposition de l'abbé. >

Les articles de la charte ne sont que le développement, l'explication de ce premier paragraphe. Il ne suffit pas aux moines de se réserver toute la seigneurie, ils veulent montrer que les ducs y ont renoncé, que s'étant interdit de rien réclamer, ils n'ont rien à prétendre. Or, si le couvent met tant de soin à formuler celle concession, c'est qu'il a à l'invoquer. Voyons donc si, dans les rapports des ducs et du prieuré au douzième siècle, nous ne trouverons pas quelques faits qui justifient cette opinion.

Il suffit de comparer les Coutumes du treizième siècle à la charte de Gombaud pour voir combien, en un demi-siècle, le pouvoir du monastère a diminué. Assurément, l'organisation du régime municipal, la création d'un corps de jurais et l'octroi de franchises aux habitants ont réduit beaucoup la juridiction des. prieurs; mais c'est aussi le pouvoir ducal qui a grandi 1. Le duc se réserve la seigneurie et se fait prêter serment par les habitants et les jurais (art. 18, 22). Il a « l'host 3 pendant quarante jours et lève un homme par maison pour ses expéditions militaires (art. 23). Les habitants doivent également jurer fidélité au sénéchal de Gascogne (art. 19), et, à La Réole

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