‹ Questions d'histoire sociale et religieuseChapitre 60 sur 83 · Peut-è re un fragment. Voici le texte de D Maupel · texte numérisé non relu

Peut-è re un fragment. Voici le texte de D Maupel

. . . Quia tempore illo quo violenter ablata fuit pecunia Stéphane de Lavison burqensi liegulœ et duodiicim juvenibus Regulœ item burgensibus, non potuit dominus prior eidem Stephano justitiam debitiam exehibire de illis... prœdicltis Stephanus accessit ad dominiun Richardum comitem Pictarensem qui erat compater prœdicti Stephuni de Lavison et valde eum diligebat... Qui Cornes ad Reyulamaccedens... posuit in villa de Régula prœpositum et spoliavil ecdesiam justitia sanguinis violenter. — D. Maupel. 6'*' Pétri de Régula.,, historico-chronologica synopsis, 1728, f» 29.

sénéchal de Gascogne. Des témoins déposèrent que l'église avait autrefois été dépouillée de ses privilèges judiciaires par Richard. Cette mesure fut prise à la suite d'un déni de justice fait par le prieur à un bourgeois de la ville, Etienne de Lavizon. La victime s^adressa au comte de Poitiers qui se rendit à La Réole, y établit un prévôt et enleva aux moines « la }ustice du sang. »

Nous n'avons aucune raison de douter de l'exactitude de ces faits. Il est très probable que l'affaire d'Etienne de Lavizon servit de prétexte à une mesure commandée par le système politique des Plantagenets. Un autre document semble bien d'ailleurs confirmer cette assertion. C'est un diplôme donné par Richard au monastère et conservé dans ses archives i. L'acte nous apprend que le duc accorde à l'église le droit « pour elle et ses hommes * de ne relever que de sa justice personnelle; il réserve au tribunal du priem' les causes ecclésiastiques. Cette concession doit-elle être rapportée aux événements mentionnés dans l'enquête de 1232? on ne saurait l'affirmer. Mais elle trahit la pensée du couvent de se soustraire au moins à la justice des officiers du duc. Elle permet de supposer que le prieur avait dû partager avec eux son ancienne juridiction ".

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