D CASSAIGNE
Je chante ce héros qui régna sur la France 7
Et par droit de conquête , et par droit de chevance:
VOLTAIRE
Je chante ce héros qui régna sur la France ,"
Et par droit de conquête , et par droit de naissance:
(E DURYER.
Donc vous vous figurez qu'une bête assommée , Tienne votre fortune en son ventre enfermée, Et que êtks animaux les sales intestins Soient un temple adorable où parlent les destins. Ces superstitions, et tout ce grand mystère, Sont propres seulement à tromper le vulgaire.
VOLTAIRE
Cet organe des dieux est-il donc infaillible ?
Un ministère saint les attache aux autels ,
Ils approchent des dieux , mais ils sont des mortels.
Pensez-vous qu'en effet, au gré de leur demande ,
Du vol de leurs oiseaux la vérité dépende ?
Que, sous un fer sacré, des taureaux gémissans
Dévoilent l'avenir à leurs regards perçans,
Et que , de leurs festons, ces victimes ornées,
Des humains, dans leurs flancs , portent les destinées ?
Non, non ; chercher ainsi l'obscure vérité ,
C'est usurper les droits de la divinité.
Nos prêtres ne sont pas ce qu'un vain peuple pense :
Notre crédulité fa't toute leur science.
( ioS) (F THÉOPHILE.
Mais je me sens jaloux de tout ce qui te touche ,
De l'air qui, si souvent, entre et sort par ta bouche J
Je crois qu'à ton sujet le soleil fait le jour
Avecque des flambeaux et d'envie et d'amour.
Les fleurs que. sous tes pas, tous les chemins produisent ,~
Dans l'honneur qu'elles ont de te plaire me nuisent.
Si je pouvois complaire à mon jaloux dessein,
J'empècherois tes yeux de regarder ton sein.
Ton ombre suit ton corps de trop près, ce me semble;
Car nous deux seulement devons aller ensemble.
Bref, un si rare objet m'est si doux et si cher
Que ma main seulement me nuit de te toucher.