‹ Questions de métrique: Le rythme poétiqueChapitre 12 sur 92 · B. de Fouquiôres, loc. cit., p. 323. — Exemples · texte numérisé non relu

B. de Fouquiôres, loc. cit., p. 323. — Exemples

Nos flagpeolete et douces espinettes Sont à repos : — et plus n'y a celuy D'entre bergiers, — qui osast aujourd'huy.

puissant Pan, de ton hault lieu regarde

Ces cas piteux, — et à venir ne tarde

Donner secours à tes simples brebis

Et tes troupeaux errants par les herbis

De ces bas lieux, — qui sans cesse t'invoquent.

La Complainte d'un Pastoureau chrettien.

Cl. Marot.

ce procédé, en dehors de l'influence de l'antique hexamètre, provoqua certainement plus que toute autre cause la résurrection de l'alexandrin, fut comme le trait d'union caché qui unit la vieille métrique nationale à la rénovation rythmique de Ronsard.

Il était utile de rappeler avant d'aborder le vers de la Pléiade, aussi nécessaire à l'étude du vers romantique que le vers de Malherbe, de Racine, de La Fontaine et d'André Chénier, dans quelle défiance les poètes tenaient l'alexandrin à la veille même de sa fortune. On comprend alors que pour ces disciples de Marot, qui honoraient le décasyllabe d'un culte si exclusif, l'alexandrin ne constituât pas un rythme égal à la concordance sèche et précise de leur vers favori. Il devait donc entrer pour quelque chose dans les attaques qu'ils lancèrent contre la jeune école. Gela n'empêcha pas cette dernière de triompher, bien que jamais réforme ne fût plus radicale, bien qu'aucun art ne fût comme alors aussi brusquement remanié de fond en comble. Mais « le choix de certains rapports

C'est une longue et lourde iLaladie

De trois bons mois, — qui m'a toute estourdie

La povre teste

Voilà comment depuis neuf mois en çà Je suis traicté. — Or ce que me laissa Mon larronneau.

Épttre au Boy. Pour avoir été dearobé.

Cl. Marot.

dans les sons dépend de circonstances physiologiques qui peuvent changer selon les temps et selon les lieux * » ; on sait qu'il en est de même des rythmes, que leur disparition ou leur transformation est commandée par des exigences progressives. Et les nouveaux sentiments poétiques, éveillés en partie chez les poètes de la Pléiade par leur admiration pour les littératures grecque et latine, appelaient des modes nouveaux qui ne pouvaient que réussir.

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