‹ Questions de métrique: Le rythme poétiqueChapitre 43 sur 92 · Albertus, XVI · texte numérisé non relu

Albertus, XVI

Voyez Sainte-Beuve :

II monte... ; à chaque pas, son audace troublée L'abandonnait. — Faut-il redescendre ? — Il entend, Près d'une porte ouverte, et d'un cri mécontent, Une voix qui gourmande et dont Taccent lésine : C'était là ! Le projet que son âme dessine Se déconcerte ; il entre, il essaie un propos. Le vieillard écoutait sans détourner le dos.

Penché sur une table et tout à sa musique ^

Voyez enfin Verlaine :

Bref, il vit la petite un jour dans un salon,

S'en éprit tout d'un coup comme un fou ; même l'on

Dit qu'il en oublia si bien son infidèle.

Qu'on le voyait le jour d'ensuite avec Adèle.

Temps et mœurs ! La petite (on sait tout aux oiseaux)

Connaissait le roman du cher, et jusques aux

Moindres chapitres : elle en conçut de l'estime ^.

A cinquante ans de distance ces vers ne pastichent-ils pas la même prose, et de la même manière? Mêmes enjambements volontairement antirythmiques n*empêchant pas le même souci (pour Tœil) de la césure traditionnelle ; — un peu plus de contrainte timide chez Sainte-Beuve, un peu plus de désinvolture cassante chez Verlaine accusent à peine quelque différence.

Si cette perte de Tunité rythmique ne se faisait

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