‹ Questions de métrique: Le rythme poétiqueChapitre 44 sur 92 · VImpénitenct finale · texte numérisé non relu

VImpénitenct finale

sentir que dans ses contes, on aurait le droit de leur préférer les poèmes vraiment tels, non celui d'en critiquer la facture, puisque le poète l'ayant voulu ainsi avait atteint le but désiré. Mais cet oubli de runité,'et par suite des lois de la perception, se présente chez Verlaine tout à coup, à tout bout devers, comme des gestes vaguement bizarres et saccadés, au beau milieu d une poésie arrondie et tranquille. Il y a des cas encore où c'est voulu pour la production d'effets douloureux, et brusques, et nerveux, vous agitant soudain en plein rêve : et la sensation fréquente en est naturelle chez Verlaine. Cependant, il est évident que cette fréquence est loin d'être toujours légitime. On peut dire que Tarchitecture de ses poèmes est d'un ordre infiniment composite. Presque toujours les premiers vers (lorsque ce n'est pas le poème entier) sont d'une forme classique parfaite ; dans les suivants, se faufilent des entre-croisements ou des successions de ternaires, qu'interrompent tout à coup pour plus ou moins longtemps des gesticulations de prose folles ; puis bientôt les ternaires reprennent, et aussi la forme classique parfaite. La pièce A Fernand Langlois dans Amour ^ est un des plus curieux spécimens de ce genre de construction.

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