‹ Questions de métrique: Le rythme poétiqueChapitre 49 sur 92 · Romances sanjs paroles, Arietles oubliées, II · texte numérisé non relu

Romances sanjs paroles, Arietles oubliées, II

moins médiane lorsqu'elle est nécessaire au sens rythmique de Tidée, et que le heurt en est voulu, ou qu'il est affaibli, adouci par l'enveloppement des autres formes. L'exemple en est frappant dans ce sonnet :

La tristes — se, la laogueur — du corps humain M'attendris — sent, me fléchis — sent, m'apitoient. Ah ! surtout — quand des sommeils noirs— le foudroient, Quand des draps— zèbrent la peau, — foulent la main !

Et que miè — vre dans la fie — vredu demain, Tiède encor — du bain de sueur— qui décroît, Gomme un oiseau — qui grelot — te sur un toit ! Et les pieds — toujours douloureux— du chemin.

Et le sein, — marqué d'un dou — ble coup de poing. Et la bou — che, une blessu— re rouge encor.

Et la chair frémissan— te, frêle décor,

Et les yeux, — les pauvres yeux si beaux— ^ où point

La douleur — de voir enco — re du fini !...

Triste corps! —Combien fai— bleet combien puni ^ l

Rien par le début n'y révélerait des rythmes impairs ; le balancement naturel des mots accorde un équilibre mol et flexible où se fond toute raideur clochante, tout souvenir de l'impair déhanché tel que nous nous attendons à le retrouver. Puis, par le premier élément, l'unité générale étant bien assurée, les rythmes se mouvementent

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