‹ Questions de métrique: Le rythme poétiqueChapitre 58 sur 92 · Adolphe^ cil. iir · texte numérisé non relu

Adolphe^ cil. iir

Et que les beaux-arts, Qui se nourrissent des timidités de Tamour, Sont pour eux lettres closes ^

Opposons à ces périodes rythmiques, engendrées par le seul élan de la pensée, et cependant d'une musique tantôt profonde, tantôt suffisante, ces « synthétisations en strophes », ces « sortes de récitatifs » des poètes réformateurs presque exclusivement férus de tant de préoccupations musicales. Nous lisons dans les Palais nomades de M. Gustave Kahn:

Les harpes sont éclatées, les harpes, hymnaires Aux louanges des mains morbides de la lente souveraine, Les rênes au long du char désorbité traînent. Voici l'allégresse des âmes d'automne.

La ville s'évapore eïi illusions proches.

Voici se voiler de violet et d'orangé les porches

Dû la nuit sans lune.

Princesse, qu'as-tu fait de ta tiare orfévrée?

Les œillets charnels de baume s'éploient aux trous de la cuirasse Les roseaux vers les moires de la robe étalée Bercent, graciles, leurs chefs fleuris des espérances innées. Des ailes voletantes attendent aux anses silentes de bonace Et les reflets de ciel, frissons d'appel, accurvés aux psaumes

[mémorés.

« C'est l'instant chétif de se réunir Elle est venue, la souveraine, Dans les épithalames, les forêts de piques et les cavales dans

[l'arène Et les proues balançaient aux flots bleus, et les carènes.

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