LA CHEMINEE
Libre et fier solitaire au ciel serein de la mansarde,
Il est Foiseau guetteur, aux plus hautes cimes deTarbre,
Des seuls réveil, nourriciers atomes en tournoîments.
Et c'est le soir ; et comme un feu qui meurt Torbe mourant. Jusqu'à lui, en pâles fumées d'automne s'évapore...
Libre et fier, le grave solitaire est dans sa mansarde. Son feu qui meurt d'une fauve lueur torture encore La longue pensée où veut s'éteindre languissamment, Où veut froidir Tangoisse d'infini qui le dévore. Il est là : sa mansarde l'isole de tout vivant, Dans une épaisse forêt de ces maisons citadines Où la vie est comme sourde et ne peut atteindre au bruit* Très haut perdue et très loin, la fenêtre, — d'où l'œil fuit Que sur 1 es bleus glissoirs des toits mouillés parles bruines. Que parmi des tuyaux décharnés comme bois d'hiver, — La fenêtre, bien strictement close aux flèches du froid, Isole des atteintes bruyantes le solitaire.
Et là, devant son feu, il songe, exalté comme un roi.
...Un cri le réveille en un sursaut du présent rêveur Tombant tout à coup dans le silence de son foyer. Avec un alanguissement subit de mélopée.
Plainte sifflante au long prolongement sourd d'un toueur. Essieux grinçants, clapotis de trots misérables, trompes» Se mêlent, et choquent leurs voix au cri du revendeur. Ce sont des tumultes par bouffées soudaines qiii rompent La paix d*orgueil, altière et douloureuse, mais profonde» Où l'élévation s'était complue de son exil.
ACHÈVEMENT DE l'ÉVOLUTION 28i
O ces échos étouffés de cendre qui vont au cœur !
« Écoute-nous, entends Tappel de vie, ô solitaire, Ton ciel résonnera toujours aux rumeurs de la ville ; Ecoute ces appels d'en haut qui montent de la terre : C'est trop en vain que tu crois échapper aux troubles vils* La solitude doit être une halte au solitaire ; Tout ciel est un immense écho de la rumeur des villes ; Et sa sérénité s'abaisse aux fumées de la terre [viles. » Pour mieux splendir dans le contact vaincu des choses
En réponse, Tordre impérieux de la conscience
Fit au solitaire vêtir le froc du voyageur,'
Et coiffant, d'un feutre à Fombre bonasse, son orgueil,
Il saisit le bâton léger dont son adolescence
Jouait hier en une allégrité de jeune marcheur.
Et brusquement franchit sa porte ...
Un long instant, du seuil , Son regard perce le crépuscule de la fenêtre. Et malgré les dernières ombres, jusqu'aux toits pénètre Où glissait en fuite vers de l'espace sa pensée...
O les regrets des douloureuses joies à délaisser ! Le guetteur n'est plus, du seul rêve, aux cimes de l'arbre : Redescendu du faîte cristallin de sa mansarde. Maîtrisant et guidant sa pensée à travers la houle, Plus libre et fier, le solitaire est maître au sein des foules !
VERS d'un nombre IMPAIR
Ennéasyllabes : Hypostases. — Hendécasyllabes : Le mystère passé. — De Vombre à la lumière. — Treize syllabes : U année de veille.
Le maniement des rythmes gouvernés par un nombre principal impair obéit au même mouvement, aux mêmes conditions de vie qu'avec un nombre pair. On a seulement à observer des répétitions plus fréquentes et plus rapprochées des 'divers groupes rythmiques pour la plupart de ces groupes, à garder à la strophe une plus particulière homogénéité.
ENNÉASYLLABES