‹ Questions de métrique: Le rythme poétiqueChapitre 80 sur 92 · HYPOSTASES · texte numérisé non relu

HYPOSTASES

C'est réblouissante Bysantine !

La Vierge dont le nimbe vermeil Fascine de lumière divine, Et nous tient, par le rêve, en éveil.

ACHÈVEMENT. DE l'eVOLUTION 283

Elle captive en ses basiliques

Noire brûlante dévotion :

Bientôt Tencens des chaudes suppliques

Voile sa transfiguration.

L'âme lors, par T extase égarée, Ayant cru de ses bras agrandis.

Voir s'ouvrir le fluide empyrée, Monté en un nuage au paradis...

Mais, c'est à peine qu'elle repose En un ciel pur, subtil comme Fair :

Insensiblement, une chair rose Semble l'inviter à prendre chair.

Il lui semble que des bras Tétreignent Avec de grands gestes éperdus, Que les soleils du nimbe la baignent En l'or de cheveux roux épandus.

A terre, par degrés, la ramène Un vague d'ambigu sentiment :

C'est la Vierge qui se fait humaine, Se fait humaine, divinement !

Et tandis qu'une autre extase enflamme L'être double qui s'épuise en nous, — Pour la Vierge que n'est plus la Femme L'âme se revoit seule à genoux !...

HEMDÉCASYLLABES

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