LE VERS LIBRE
Poème : L'Avenue
On est loin, très loin, d'avoir donné dans les précédents chapitres toutes les combinaisons de rythmes possibles. On n'a cherché qu'à fournir quelques exemples de ce que pouvaient être des séries de vers (fussent-ils à rimes plates, et classiques dans leurs développements harmoniques), libérées de toutes les sujétions dont elles souffraient autrefois.
On n'a surtout pas pu faire remarquer de quelle importance infinie étaient ces nouvelles successions de rythmes pour le renouvellement de la richesse strophique.
Il reste à savoir comment peut s'acquérir un nouveau vers libre. Nombre de phénomènes particuliers seraient à noter pour la mise à bien de ce genre de composition : ils ressortiront du poème qui va suivre. Qu'il suffise d'observer (car on sait que tous les dilTérents rythmes d'un mètre ont leurs types correspondants proportionnels dans
ACHÈVEMENT DE l'ÉVOLUTION Î91
toutes les diverses mesures métriques), que le poète a moins à s'inquiéter de la succession des diverses mesures que de celle des différents petits rythmes.