L'AUMONE ET LA SCIENCE
« L'aumône ordinaire a quelque chose â*avi1iutiit ; elle accoutume h la honte; chez les adaltes, eUeooart risque de nourrir la paresse , d'enseigner Timpré» voyance ; chez les enfants, elle empêche on umnlle toute éducation ; dans les campa|çnes, elle remplace les familles par des hordes et institue la Tle errante ; psrtout elle stimule la mendicité ; souvent elle Tenconrage à s'armer. Comme elle est sans dignité, elle ne peut convenir entre concitoyens ; car elle dégrade celui qui reçoit sans élever celui qui donne.
M Si une société fraternelle ne roétite plus ce nom lorsqu'un seul de ses membres manque du strict nécessaire sans être coupable envers lui-même de son déhnemcnt, il faut que la pratique dégage les promesses de lu théorie. »
A. co<iUEK£L. Rapport sur l'assistance publiqme,
« Le paupérisme est infiniment plus difficile k extirper dans les endroits oh le clergé a été plus rifhe on plus puissant. Dans la Belgique, par exemple, on voyait des mendiants se faire honneur de leur profession, se vanter de l'exercer depuis plusieurs générations ; c'étaient leurs titres k eux ; là aussi la mendidté avait ses quartiers. . . Or, nos travers religieux semblent faire de la mendicité un mérite, une espèce de vertu ; ils la provoquent en lui présentant des récompenses célestes. An fait, les mendiants ne sont, ni plus ni moins, que des moines au petit pied. Tellement que, dans leur nomenclature, se trouvent les moines mendiants. Comment de telles id(^es ne porteraient-elles pas la confusion dans l'esprit, et le désordre dans la société? On a canonisé grand nombre de saints dont le gi'and mérite apparent était la mendicité. »
KAFOLÉOK. Mémorial de Sainte-Hélène.
« Que ceux qui repoussent des remèdes nouveauz se préparent à des calamités nouvelles. »