ASILES POUR LES INVALIDES DU TRAVAIL
>' pération pleinement réalisée, voici le capital accumulé » dont l'Etat sera devenu dépositaire par les versements » successifs, tant des personnes de vingt à cinquante-six » ans qui versent sans toucher, que de celles de cinquante- » six ans et au-delà qui, ayant versé leur capital entier, » n'auront plus qu'à jouir. Il ne sera pas moins de quinze » milliards pour les unes, de quinze milliards pour les au- » très, c'est-à-dire de trente milliards, somme énorme, ef- » frayante, et dont nous voudrions bien savoir comment » l'État pourrait se charger. » •
M. BENOisT d'azy : (( En consacrant à l'acquisition d'une » pension 5 centimes par jour ouvrable depuis dix-huit ans » jusqu'à cinquante ans, un travailleur se trouverait avoir » économisé, au profit de ses héritiers, un capital de 495 fr., » aurait droit à une pension viagère de 106 fr. 08 c. à partir » de cinquante-six ans, ou de 288 francs 64 c. à partir de » soixante ans, à son choix.
» Pour arriver, à soixante ans, à une rente de 572 fr., il » faudrait avoir versé, depuis l'Age de dix-huit ans, une » somme de 2 fr. 50 c. par mois, ou de 30 fr. chaque année.
» Un versement annuel de 10 fr., fait depuis l'âge de vingt » ans, donnerait, dans le cas d'abandon du capital et un » intérêt à 4 0/0, une pension viagère de 167 fr. 42 c.
» Le même versement avec restitution du capital etl'in- » térêt à 5 0/0 donnerait droit à une pension viagère de » 464 fr. 17 c. »
Prélever un pour cent sur le montant des travaux publics adjugés par la Ville de Paris, et centraliser ce prélèvement tîfin que, par cette centralisation, il devienne une prime proportionnelle au risque de blessure contractée par le travailleur dans l'exercice de sa fonction ; — telle est l'idée juste et féconde dont l'État a pris l'initiative par le décret du 8 mars 1855, donnant ainsi l'exemple aux chefs d'usine. Le suivront-ils ?
DES ADMINISTRATIONS HOSPITALIERES.
<( J*avais adopte, je crois, un ino}'en convenable ponr auf^menter le revenu des hôpitaux en engageant Sa Majesté à autoriser la vente de leurs immeubles, à la charge par eux d'en placer le produit en rentes sur le rui, les Etats ou le dergd ; ces malsons auraient ainsi converti un faible intérêt contre un plus grand, et une administration compliquée contre une très simple. Tout ces motifs ont été développés dans la loi rendne h ce sujet ; mais comme le roi, pour ménager les droits de la propriété et pour ne point exciter la défiance, n'avait pas voulu adopter des voies coërcitives, il s'en fout bien que ses intentions aient été remplies avec le sèle et Tactivité qu'il avait désiré d'Inspirer. »
NECKBU.
De l'Administration des finances. T. III, p. 179.
Si l'administration dos hospices était supprimée, si les biens qu'elle gère étaient successivement vendus à l'enchère par voie d'adjudication publique, et si le produit en était converti en rentes pour servir à la constitution de pensions de retraites, voici quels seraient les avantages économiques de cette mesure, qui enlèverait un argument au maintien des octrois fl) :
Il y a en France 1,133 administrations hospitalières établies dans 1,130 communes, savoir : 87 dans les chefs-lieux de département; 255 dans les chefs -lieux d'arrondissement; 597 dans les chefs-lieux de canton et 193 dans les communes rurales.
Ces 1,133 administrations particulières dirigent 1,270 établissements : 339 hôpitaux, 199 hospices, 734 hôpitaux-hos-
(1) QUESTIONS FINAKCIÈRES. De VOctroi. T. Il, p. 523.