‹ Questions de mon temps, 1835 à 1856 (volume 3)Chapitre 23 sur 96 · MARS. - 9 AOUT · texte numérisé non relu

MARS. - 9 AOUT

Qu'on lise les citations qui suivent :

DISCOURS DE LA COUBONNE. 2 MABft 1B30.

« La Charto a placé les libertés publii^utis sous la sauvegarde dei droit! de ma couronue. Ces droits sont sacrés ; mon devoir envers nion peuple wt de les transmettre intacts à mes successeurs.

» Pairs de France, députés des départements, je ne doute point de fotn concours pour opérer le bien que je veux faire. Vous repoussera «i«o

mépris les perfides insinuations que là mal%-cillance cbcrclie à propager. Si de coupabUi manœuvres suscitaient à mon gouvernement des obstacles (1) que je ne peux pas (le roi ajoute en se reprenant}, que je ne veux pas prévoir, je trouverais la force de les surmonter dans roa résolution de maintenir la paix publique, dans la juste confiance des Français et dans Tamôur qu'ils ont toujours montré pour leur roi. •

ABTICLE DU JOUR5AL DES DKBATS.

3 mars 1830.

c Nous les avons lues et reines (les paroles du trône). Mille douloureuses pensées se sont présentées à notre esprit. Car, enfin, le trône est-il sérieusement menacé ? Les droits de la couronne sont-ils attaqués? Où sont les factieux ? Où sont les conspirateurs ? D'une part, nous voyons un ministère qui peut tomber, qui tombera, sans que le contre-coup en vienne jusqu'au trOne. Tant d'autres sont tombés avant lui !

» Il faudra bien que le ministère s'explique devant les Chambres. Là, il ne sera pas couvert par la majesté royale. On lui demandera compte de ses moindres paroles. S'il était vrai que le ministère eût songé à prendre, pour sa défense, d'autres armes que les armes légales, et à compromettre la royauté même dans une lutte fatale, la Chambre connaît ses droits et ses devoirs. Il y a, dans la Charte, un article qui renvoie devant la cour des pairs le ministre coupable do trahison ! Mais, si le ministère n'a pas calculé la force que donnerait à ses paroles l'appareil d'une séance royale, s'il n'a vonlu qu'intimider, effrayer par de vagues menaces, au hasard de ce qui en arriverait, il faudra encore le chritier, de façon ou d'autre, pour avoir laissé peser sur la France, ne fût-ce que pendant quelques jours, la plus douloureuse incertitude. »

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