AMBITION DE M. EMILE DE GIRARDLN
U mai 1847.
Un journa), la Réforme, se Tait Pécho d'un bruit semé, nous le savons, dans les couloirs de la Chambre, sinon par des ministres eux-mêmes, du moins par les députés dVdonnanee attachés à leur personne et chargés de transmettre le mot d'ordre. Ost, dit-il , parce qu'on a refusé à M. Emile de Girardin la direction générale des postes, qu'il avait demandée, que la Presse Tait de l'opposition au cabinet. Le fait est faux. M. de Girardin n'a pas demandé la direction générale des postes et on ne la lui a pas refusée. Si le fait était vrai, M. de Girardin pourrait l'avouer hautement, car cela prouverait seulement qu'il fait passer Tapplication de ses idées avant le c^iicul de ses intérêts. Que vaut la direction générale des postes? 20,000 francs de traitement : or, c'est moins, infiniment moins, que ce que la Presse donne à son rédacteur en chef.
M. de Girardin, d'ailleurs, n'est pas entièrement dénué de sagacité ; il sait qu*en ce temps, l'importance réelle des hommes se tire m'ûns des fonctions qu'ils remplissent, que de la valeur qu'ils ont, de la position qu'ils occupent ou de