ET LE PARTI FAISEUR
même; ce serait prouver qu'on n'en a qu'une petite et fausse notion.
II n'y a que les partis et les hommes qui n'ont pas d'idées qui font des programmes, comme il n'y a que les généraux sans élan qui sacrifient au plan de la bataille qu'ils ont dicté la victoire imprévue qui s'offre à eux.
Accepter pour le glorifier le nom que l'ironie lui a décerné, tel doit être le seul programme du parti faiseur.
I,ES OFriMISÏES : CE QU.'ILS DISENT.
' Leurs yeux ont pour ainsi dire la faculté <Io l'oarrlr ou (lu se fernu-r, sclcin leurs désirs. Ce qui est clair lenr parait réellement obscur. Ce qui est prouvé demeure Incertain ou niCmc faux. Ils vivent plongés dans leurs propres ténèbres, et quand la lumière esfaic de pénétrer, elle leur est à la fois in&upportable et douteuse, n GuizoT. De* Moyenê de gouttniemtnt.
21 jnilloi 1847.
Les optimistes ti*ouvciit que nous avons eu deux torts:
Prenuèrenienl, de prendi'e li*op au st»rieux ces paroles de M. Guizot, du l*^*" août 184G: « Toutes les politiques vous » promettront le progrès, la politique conservatrice seule » vous le donnera ; »
Deuxiènienienl, d'altacheiUrop d'importance à cesciutres paroles du nu^me ministre. pronf»ncêes, huit mois après,.le 28 mars 1847: « Ceux qui trouveront que le gouvernement » n'a pas le véritable amour ^ la véritable intelligence du pro^ » grès, ceu.v-là passeront dans les rangs de ropposition. »
Ils prétendent «iiie nous n'aurions dû accorder aucuoe contiance aux |)remières, aucune attention aux secondes. Il ne fallait pas chaiif^'cr Tépigraphe que nous avions prise. Qu'importait <|u'elle nVûl plus de sens, qu^importail qu'elle n abiMtAt plus (lu'un mensonge ! En tout cas, il fallait la supprimer sans bruit, h la pi*emière occasion propice.
Nous avions, — disent-ils. — devant les yeux un excellent exemr''* ^* suivie : celui de M. de Morny. Est-ce qu'a-
près avoir demandé pliis bruyamment que Popposi lion ellemême, que la a lumière se fit, » ra Ta empêché, après que la lumière a été faite, de pro[)oser ce fameux ordre du jour ainsi motivé : a La Chambre, satisfaite des explica- » tiom qui lui ont été données par le gouvernement, passe » à Vordre du jour? » — En politi(iue, se croire obligé d'être conséquent, mais c'est de linconséquence; et où cela mène-t-il? A risolemenl.
• Vous vous trompez étrangement, ajoutent-ils, si vous pensez que le ministère se retirera après la session, ou changera de conduite et de langage. Pourquoi le cabinet se retirerait-il? Ne sommes-nous pas 225 qui le soutenons, qui composons la garde ministérielle, vieille garde que rien ne fait reculer, qui affronte la lumière aussi bravement que la garde impériale affrontait le feu ? C'est à peine si quelques semaines se sont écoulées depuis que le vaisseau ministériel s'est radoubé, et a « virilement •) remplacé M. Lacave- Laplagne par M. Dûmon, M. Dumon par M. Jayr, M. Moline Saint-Yon par M. Trézel, M. dé Mackau par M. de Montebello. Sur les neuf ministres dont se composait à sa naissance (1) le cabinet du 29 octobre, il n'en reste plus que trois: MM. Guizot, Duchâtel et Cunin-Gridaine. Bientôt même il n'en restera plus que deux. Pourquoi le ministère changerait-il de conduite et de langage? N'est-ce pas à ce langage et à celte conduite qu'il doit sa longévité ? S'il eût fait comme sir Robert Peel, il eût eu le même sort ; il fût tombé, il a donc bien fait de ne pas l'imiter. Ainsi raisonnent les optimistes.
A les en croire :
La session qui va finir a été fort bien remplie; les six
mois qu'elle a duré ont été parfaitement employés ; les pro-
* positions de MM. Duvergierde Hauranne et de Rémusat ont
ri) MM. Martin (du Nord),
Villeinain,
TÎUI50/,
Soult,
Dwhdtel,
Dupên*.
Cunin-Gridoinf^
Hiiiiiaiii).
Teste.
été écartées; la réforme postale a été repoussée; la réduction de Pimpôt sur le sel, bien que votée, n'en est pas plus avancée; la liberté de renseignement, promise depuis f$30, en est h son troisième rapport, et ce ne sera probablement pas le dernier; les projets de loi sur le régime des prisons, sur les livrets des ouvriers, sur le travail des enfants dans les manufactures, sur les modèles et dessins de fabrique et de commerce, etc., sont également à l'état de rapports.
Nos finances sont dans une situation qui ne doit donner aucune inquiétude, et qui ne réclame aucune mesure énergique ;
Notre budget est d'une simplicité et d'une clarté qui ne laissent rien à désirer;
L'amortissement est une combinaison financière que l'Angleterre a eu tort d'abandonner et que nous avons raison de conserver ;
La dépense de notre armée, bien qu'elle s'élève à plus d'un million par jour, 365 millions par an, n'excède pas nos ressources : la réduire, ce serait donner aux factions toute la force qu'on enlèverait au gouvernement ;
L'argent que nous consacrons à notre marine n'est pas dilapidé ;
La colonisation de l'Algérie est en bonne voie ;
La France n'a pas besoin d'alliés sur lesquels elle puisse compter ; il lui suffit de n'être pas en guerre avec l'Angleterre ;
II ne faut pas prévoir les événements et l'avenir de trop loin ; il suffit de parer aux diflicultés du jour; le jour suflit au présent ;
Nous sommes si convenablement, si utilement représentés à l'étranger, qu'il n'est nullement nécessaire que nos ambassadeurs et nos ministres plénipotentiaires soient à leur poste ;
Depuis sept ans le gouvernement s'est affermi et son autorité s'est accrue ; •
L'esprit révolutionnaire s'est affaibli et le communisme ne fait aucun progrès :
LES OPTLMISTES : CE QU'ILS DISENT. 2i7
L'instruction primaire et populaire est aussi largement dotée qu'elle doit l'êlre ;
L'instruction secondaire suffit à tous les besoins de la société ;
Rien de ce qu'il y avait à faire d'essentiel et d'urgent n'a été négligé ;
L'agriculture a tort de se plaindre;
L'industrie et le commerce sont prospères ;
Notre crédit n'est pas comprimé, et Ton aurait tort d'attacher trop d'importance à ces chiffres: ministère du /*' mars, cours du 5 0/0 français, le 30 juin 1840, 85 fr. 10; cours du 3 0/0 anglais, 91 5/8, écart, 6 52; ministère du 29 octobre (affermissement et triomphe de la grande politique), cours du 5 0/0 français, le 30 juin 1847, 77 fr. 30; cours du 3 0/0 ai\glais, 89 1/8, écart, 11 82 (1) ;
M. Guizot, ministre des affaires étrangères, dans la séance du 17 juin 1847, n'a porté aucune atteinte à son caractère et n'a perdu aucun de ses droits h la confiance de la diplomatie européenne et du monde politique, en lisant à la tribune une lettre particulière, intime, toute confidentielle, qui ne lui avait pas été adressée, qui ne lui appartenait à aucun titre. Qu'importe la manière dont il se l'est procurée, qu'importe qu'un pareil fait de violation d'une correspondance privée soit sans exemple, même dans les plus mauvais jours de la Révolution française ! Tout est bon à qui se défend ;
M. Duchùtel, dans la séance du 25 juin 1847, a donné des explications telles que la majorité a dû s'en déclarer satisfaite; il a prouvé qu'il était resté étranger à la contribution de 100,000 fr., audacieusement prélevée sur MM. Adam et Thibaudeau ; il a prouvé qu'il était faux qu'on eût offert aux maîtres de postes réunis chez leur conseil, M® Jouhaud, de déposer une somme de 1,200,000 francs payables après la présentation et le vote d'un projet de loi sur les relais; il a prouvé qu'on n'avait pas trafiqué de la croix d'honneur; il
(1) Écart presque double : 11 fr. R2 c, nu lieu de 6 fr. 52 c. Bai89£, 7 fr. 80 c. : 77 fr. 30, nu lieu de 85 fr. lO c.
a prouvé quo le rachat, moyeQnant la somme de 300,000 fr., du mémoire dont il avait été question devant la police correctionnelle, dans Paudienee du 24 janvier 1847, n^était qu'une invention dénuée de preuves, bien que le fait eût été judiciairement avoué et constaté ; il a prouvé qu'il y avait une erreur de deux zéros sur le livre de caisse du Globe. qui atteste que M. Mermilliod (ce riche conservateur, selon l'expression de M. le premier président Séguier) n'a jamais versé que 600 fr., prix de cinq actions de 1£0 fr., tandis que C'était 60,000 francs que l'ancien député du Havre avait versés ; il a prouvé qu'on n'avait pas fait de certaines nominations de pairs Pobjet de conventions occultes aussi offensantes pour la dignité de ce corps que pour l'ofBcier-général à qui M. Guizot ne craignit pas de dire : i?ten pour rien^ etc.;
M. Cunin-Gridaine, ministre de l'agriculture et du commerce, n'a jamais été pour rien dans les cinq cents «nctions du Nord, délivrées à MM. Cunin-Gridaine père et fils, par la Compagnie liosameL sous les n®* 6,301li 6,820; il est également faux que la Compagnie Pepin-Lehalleur Tait jamais inscrit sur ses livres pour cinq cents actions ; ce qui a été rapporté à cet égard par le Journal de la Somme est une fable, bien que le récit circonstancié de ce journal n'ait jamais été contredit par le Moniteur parisien ; ces mots énergiques de MM. Duchâlel et Guizot: M. Duchâtel : t Un mi^ » nistre qui aurait souscrit des actions du chemin de fer du » Sord ou de tout autre dans le but évident de se procurer » des primes, ce serait une action honteuse!"^ M. Guizot: t Une action infâme! » ne sauraient donc s'appliquer h leur honorable collègue M. Cunin-Gridaine ;
M. Hébert, garde-<les-sceaux, ministre de la justice, a eu parfaitement raison de poser, dans la séance du 25 juin 1847, ce principe qui sera désormais la règle du ministère public : t Je déclare que pour poursuivre des faits il faut croire à » leur existence ; je déclare qu'en considérant aussi bien » les faits allégués que ceux qui les allèguent (MM. Gustave » de Beaumonl, Léon de .Maleville, Emile de Girardin), je
9 ne crois pas à leur existence. » Peu de temps auparavant, il est vrai, le 4 mai 1847, un prédécesseur de M. Hébert, un ancien garde-des-sceaux, ministre de In justice, encore l'un des présidents de \i\ cour cic cassiition cl i>air de France, s'exprimait ainsi h la trihunc de la chanihre des pairs : « Mon premier besoin est de désavouer nettement, énergi- » quement, je ne dis pas toute participation, mais la plus » légère connaissance de ces pratiques. Si elles ont une om-' » bre de réalité, le cadre quon leur a donné en exclut non » seulement la vérité, mais encore la vrajsemblance. » l'ne telle déclaration nVùt pas embarrassé M. Héhcri : si on fiU venu lui dire qu'un de ses prédécesseurs, deux fois minis* tre, et, avant qu'il ne fût ministre. Tune des lumières et des illustrations du harreau. pair de l'rance. président de chambre h la cour <le cassation, etc.. s'était exposé à la peine de la dégradation civique et à trois années d'emprisonnement, M. Hébert n'eut pas hésité à croire à la véritéet à la vraisemblance du fait et i\ poniNuixre;
Le ministère de la f^'ucrrc a fait spontanén)cnt. dans l'affaire Bénier. t*)ut ce qui! devait faire:
Le ministère de Tintéricur n'a i>as attendu qu'on lui dénonçât à la trd)une quelques-uns d(»s scandaleux abus qui condamnent «i une mortalité enVa\aiite la population des maisons centrales, pour ré\oquer un chef de division dont le frère était entrepreneur de la maison de Clairvaux, et qui avait dans presque tontes les maisons centrales <les parents intéressés :
Le pouvernemenl. quoi qu'on en dise, \ cille et n'attend pas pour faire son devoir que la tribune parh'mentairc se convertisse en parquet jndiei.ilrc :
Il est tout simple d'.iNoir iiMiinne. le ltMle(*cnd»rt* 1813. M. Teste pair de l'ranee el l'un (h's |nvsid(>iits de la cour de cassation, même alors ipic di»s bruits fAeheux avaient acquis une eunsistance (elle que le eabinet necrouiit plus fMiuvnir. sans ^c diserediler lui-même, le pirder pariiu' .ses membres :
MM. (iuiioi et Dueliàtel ont fait un \eritable acte d^
virilité J'cxpressioii de M. Guizot n'est pas trop forte), en remplnrant comme ils Pont fait, du soir au lendemain, MM. Lacave-Laplagne, de Mackau et Moline de Saint- Yon : ce qui le prouve, ce sont les heureux résultats que ce changement a produits, résultats manifestes et qu'on ne peut nier; — voir la discussion de l'Algérie, où M. le généralTrézel s'est tant distingué, et la discussion de ces jours derniei's, où M. Jayr a tant hrillé :
Il faut être dépourvu de toute impartialité^ pour trouver mal que M. DuchAtel ait accordé un privilège de troisième théâtre lyrique « bien (ju'il ne crût pas au succès {Moniteur du 18 juin 1847;, et soit venu h» déclarer h la tribune, alors que cette déclaration publique, coup mortel porté à une entreprise luttant déjh contre d'immenses difficultés, risquait de consommer la ruine de ceux cpii ont engagé l<Mir fortune dans cette déplorable affaire;
C'est un acte di» bonne administration que de donner la direction de POpéra pour dix années, moyennant 620,000 fr., aux mêmes perscames. d'ailleurs fort capables et très expérimentées, qui axaient offert publiquement de la prendre moyennant 520.000 fr.: différence pour l'Étiit et les eonlrihuables: un million;
Ce n'est pas mentir que de déclarer solennellement en mai qu'il n'y aura pas de camp à Compiégne,et, deux mois «iprés, en juillet, de donner les ordres pour qu'il en soit établi un : c'est se raviser;
Ce n est pas se contredire que d'adhérer de « tout cœur» au projet de colonisation militaire en Algérie au moyen de camps agricoles, et, (juclques joui's après, de retirer bnisquement le projet de h)i, le jour même où il devait être discuté : c'est tout simplement changer d'avis;
Ce n'est pas changer d'avis, c'est mettre son langage en rapport avec les événements, que de trouver juste, nécessaire, la même expédition dans la Kabylie qu'on avait déclarée « IMPOLITIQUE, IMQIE I »
Intervenir en Portugal, ce n'a pas été mettre la France en contradiction avec elle-même et avec le principe de
non-inlervenlîon qu'elle a proclamé en 1830 et fait prévaloir;
Le gouvernement, quand il a délibéré sur un projet de loi ou donné son assentiment à des amendements présentés par une commission, ne change pas trois ou quatre fois d'avis dans une même séance, alors surtout qu'il s'agit de projets de lois où il y a des intérêts engagés pour plus d'un demi-milliard, comme dans les chemins de fer de Paris à Lyon et de Lyon à Avignon ; ce qu'il a proposé ou adopté, il le soutient avec fermeté ;
M. Desmousseaux de Givré, c'est une justice à lui rendre, n'a pas voulu se séparer de la majorité ; il est inscrit au nombre des 225 satisfaits; son nom est gravé sur la colonne triomphale au haut de laquelle M. de Momy a mérité d'être coulé en bronze ; mais il faut que l'excellent M. Desmousseaux de Givré soit aveugle pour s'être exprimé ainsi à la tribune, dans la séance du 28 avril 1847 : « Je dis^ » messieurs, que Von nous fait une situation intolérable. » (Oh ! oh 1 écoutez ! écoutez !) et que nous ne devons pas la » SUBIR. Voilà ce que je dis. Il a été demandé par fot«, par » toutes les bouches, des réformes financières ; sous toutes » les formes, cette pétition est arrivée à la tribune, qu^ar-t- » cm répondu à tout ? RIEN! RIEN! RIEN! (Exclamations » et rires bruyants.) On a demandé des réformes adminis-
* tratives, on a demandé des mesures de défense nationale.
* Toujours la même réponse, f»
M. le comte d'Haussonville, gendre de M. le duc de Broglie, ami intime de M. Guizot , bien qu'également l'un des 225 satisfaits, est un esprit morose, fantasque; ce n'est qu'ainsi qu'on peut s'expliquer l'article qu'il s'est avisé d'aller pul)lier dans la Rnue des Deux-Mondes, intitulé : De la situation actuelle, et où se trouvent des phrases telles que celles-ci :
« Une chose restait à faire aux chefs de la majorité, un » devoir nouveau leur était imposé, la dirigerets'en servir. » N'avoir pas su la gouverner, cette majorité, tel est bien le » tort réel du cabinet. Gouverner, c'est vouloir; gouverner,
» c'est agir; c'est aussi faire les choses à propos et d'une » façon qui les fasse valoir; c'est savoir parler au besoin à r> Pimagination des peuples... Si, depuis plusieurs années. » on n'avait jamais vu appeler à des fonctions confidcn- T^ tielles que les hommes désignés par des services émii> nenls rendus à la cause publi(|ue ou par des facultés spéï) ciales reconnues de tous, nul ne se serait ému... Qu'on » ne dise pas que les choix fùcheux ont été rares. Oui, cela » est vrai, et voilà le pire. On a compromis la position de B beaucoup de fond ionnaires pour complaire à «luelquesi> uns; on a fait un grand mal pour de petites raisons... Ni » la réforme postale, ni le dégrèvement du sel, ne sont des » inventions qui tombent des nues. On a donc été étonné » d'entendre le gouvernement prendre parti contre l'abais- » sèment de la taxe des lettres avec un luxe d'argumenta- » tion, de démonstrations, de fails à l'appui qui avaient au » moins rinconvénient de lui doinier l'apparence d'être » plus opposé à celte mesure que peut-être il ne Tétait en 1) réalité. A Puccasion de la proposition du dégrèvement î> sur le sel, la surprise n'a pas été moins grande quand on ï> a appris que des renseignements précis allaient être ras- » semblés au ministère des finances et sérieusement inisè » l'étude. En conscience, on pouvait croire les choses un » peu plus avancées...
» Trois sièges sont dercnus cacattts en même temps dans î> les conseils de In couronne-. Y a-t-ileu tout prêts pour les » occuper des candidats désignés par V opinion publique? ^ A't'On du moins troucé aussitôt quelques hommes de va- M leur empressés à tenter la glorieuse ai^enture? Non... Il » est affligeant, en effet, que les hautes fonctions^ celles où » il est possible d^accomplir le bien en se faisant le plus » d^honneur, aient été en vain colportées de porte en porte^ » et finalement imposées, à leur corps défe.>'da!9t , à des » hommes courageux qui les ont acceptées par dévoû^ » ment, etc., etc.; »
C'est tomber enfin dans Pexagération que de voir un fait grave, un symptôme fâcheux dans cette lettre du premier
magistrat consulaire, du président du tribunal de commerce de la Seine, de M. Bertrand, aspirant à devenir député, et s'exprimant ainsi : « Vépithéte de mimstériel, que » vous avez attachée à mon nom, est une qualification i>'JL-