NE SAURAIT SUBSISTER
dans (les éorilsla plupart marqués cependant h l'empreinte d'une méditation qu'on devait croire profonde et d'une conviction qu'on devait croire sincère. Et pour trouver la conduite de M.Guizot en contradiction flagrante avec sa pensée, il n'est pas nécessaire de remonter à une époque où il n'avait pas encoie été ministre : il suffit d'opposer la collecUon do ses discours depuis le 29 octobre 1840 h la collection de ses discours prononcés à l'époque de la coalition. En louant Washington, M. Guizot se trahit et se condamne lui-môme ; il montre que ce serait s'abuser que d'attendre de lui de « grandes choses. » La faiblesse de sa conduite révèle la faiblesse de ses convictions, explique la faiblesse de sa conduite.
De ce qui précède, on aurait tort de conclure que nous improuvons le choix que les collègues de M. Guizot ont, dilon, fait de lui pour les présider. Nous ne blâmerons jamais un légitime hommage rendu à un immense talent, alors même qu'il s'égare. La vérité finit où l'injustice commence.
Nous eussions compris, quand il en a été question, il y a (|uel(iues mois, que M. Guizot se retirant avec une situation qui lui aurait été faite, M. Duchàtel présidât « le cabinet » d'affaires » qu'il devait être appelé à former; mais, nous l'avouons, nous n'eussions jamais compris que M. Duchâtel présidtU un cabinet dont M. Guizot, et plus illustre et plus Agé, eût fait partie.
Plus tard, nous achèverons de faire connaître h cet égard toute notre pensée quand nous en serons venus à nous expliquer sur :