LES ANNIVERSAIRES POLITIQUES
Non, plus d'anniversaires politiques, plus ou moins pompeusement fêtés, plus ou moins sincèrement célébrés. Impolitiques sont toujours de telles manifestations, défis imprudents jetés à Tespritde réaction ! Mais aussi, avènement d'une politique nouvelle qui ne soit implacable à Pégard d'aucune erreur, injuste à l'égard d'aucune gloire, ingrate à l'égard d'aucun service, toujours rationnelle et jamais inconséquente, qui sache pardonner à l'égarement de l'esprit de parti, et quand les portes des priions ont été assez longtemps fermées, n'ait pas peur de les ouvrir; qui ne craigne pas d'abroger des lois de bannissement dont le maintien est un anachronisme et une faiblesse ! Gomment l'histoire expliquera-t elle que trente-deux ans après la chute de l'empire, un frère de l'empereur Napoléon, un blessé de Waterloo, ait été obligé d'implorer comme une grâce, par voie de pétition adressée aux Chambres législatives, la fiiveur de venir mourir en France, et cette grôce, encore, l'obtiendra-t-il? N'estce pas un contre-sens que l'effigie de Henri IV sur la croix de la Légion-d'Honneur? N'est-ce pas un monument de pusillanimité que ce piédestal élevé au centre de la place du palais Bourbon, et qui attend depuis vingt ans la statue de l'auteur de la Charte de 1814? C'est à la même main à élever cette statue et à effacer ce contre-sens. Qui sait être juste et généreux n'a pas besoin d'être hypocrite et de paraître révolutionnaire. Il n'y a de révolutionnaires que les faibles!
PAS DE OOXCESSIONS : DES CONTICnOS.
« Cc9C ««Tterat 1* fÊp)ifmf en tua»iHiuM ^ MX 1a £ûbl«afle des eoodxi». car nuRmae a^it bien pfev ca ▼erta de ce «i^'il perte q[3e p«r toofi «ocre mobile. •
«c2Zot. rie d^r WmMhÉÊÊgtom.
30 Tnillce 1947.
•c f^i sojîsion n'a pas été bonne : la ses<>ion pnx^haine. si » rilf notait pas meilleure, serait funeste ! On attend, on a * le droit d'exiger du ministère. p«)ur la session de 1^18, » des plans mieux préparés, des réf<)rmes nécessaires, un ^ budget a ra!>ri de toute attaque fondée, la suppressîoD » des abus. Qu'il sache bien ce qu'il doit coxcédei. et qu'il » ne eoncèfJe que cela. '^ Ainsi s'exprime le Journal des Dé^mtn,
Que le Journal des Débats nous permette de Fen avertir; mais dans cet article il va plus loin que nous ne sommes jamais allé. Jamais nous n'avons conseillé au gouvernement une politique de concessions. Il est rare que les concessions ne soient pas des capitulations de principes, des transac— tiorjs avec l'erreur, des primes données à de nouvelles et de plus imfHTieuses exigences, en d'autres termes des faiblesses presque touj..urs tardives, inutiles, funestes. Celui ' qui écrit ces lignes se souvient d'avoir terminé par ces mots une lettre qu'il adressait, le 14 févner 1839, à M. de Lamartine : '< Les idées radicales n'ont rien qui m'épou- » vante ; je ne m'effraie que des idées fausses, et surtout