LE DANGER DBS TEMPORISATIONS
sont iMisst^s, 1848 arrive, et la diflieultô n^a fait. que s'arrnillro !
Cl» prérédcMil, c|iii» nous vouons do rappolor, donne la in(»suro do ot» cju'il <»st porniis d'attoudro dos oonooptions liuauoiôros de M. DuoliAtoL o( do son vs\)ni do rôfonno a|>pli(|uô à la rêduotion do la taxo dos lettres et do Tiinpôt du sol.
LOPPOSITION CONSERVATRICE.
24 décembre 1847.
Il y eut un jour, une heure, où losconservateurs-pp^gressistes purent iVmporler sur les cofiservateurs-^ptimistes, et exercer sur la polili([uc une influenee décisive et salu> taire : ce fut dans la séance du 26 mars 1847, au moment où M. Guizot descendit de la tribune après avoir prononcé ces paroles : a Ceux (jui trouveront que le gouvernement » n*a pas le véritable amour, la véritable intelligence du » progrès, ceux-là passeront dans les rangs de Popposin tion... Pour nous, convaincus que la politique conser>'a- « trice, telle que 7wus Vavons pratiquée et entendons la ^ pratiquer, est à la fois la plus progressive aussi bien que » la plus sûre, nous croyons qu*il vaut mieux, pour le pays » et p(»urnous-mémes. maintenir fermement cette politique » avec une majorité moins forte, que raffaiblir pour con- »» server une majorité plus nombreuse. »
Si ce jour-la les con>ervateurs-progressisles.au lieu d'argumenler puérilement sur la question desavoir <» si les opi- )• nions individuelles devaient se cou ri mt absolument Sj>us Ti la volniite des chefs de parti. » au lieu de protester mol* lement en disant « qu'ils ne croyaient p^is qu'on pût |iousser » de Tint» ii l'oppusilinn qtielqu^un qui n'y veut |)as aller : » si ce jour-là les cnnservaleurs-propressislt^s. prenant bravement leur parti, se fussent renfermés dans cette dèclaralî'^n nette et concise : — ■• Puisque h» ministère, plutôt que
w (]o sortir de son apathie, préfère nous déporter ainsi dans » Topposilion, eli bien î nous y allons, » n'eussenl-ils été que vingt, n'eussent-ils même été que dix, eet exemple donné de la fermeté puisée dans une eonviction sincère eût certainement produit sur PAssemhléc une impression profonde, et le scrutin, très probablement, eût été différent. 11 nVùt pas donné le résult<U suivant :
Nombre des votants, 406.
Majorité absolue, 204.
Contre la proposition Duvergier, 252.
Pour - 154.
Majorité absolue, 28.
Majorité relative, 98.
Vingt membres seulement qui se fussent déplacés eussent ainsi changé les chiffres :
Contre, 232.
Pour, 174.
Majorité absolue, 28.
Majorité relative, 58.
Mais les conservateurs-progressistes, intimidés par ce grand mot : opposition! reculèrent.
La plupart disparurent dans les rangs des conservateursoptimistes.
Quelques-uns s'abstinrent.
I II seul membre de celte fraction de la majorité n'hésita pas à accepter le congé hautain qui venait de lui être signifié : ce fut le député de Bourganeuf.
II ne se le fit pas répéter deux fois.
Le soir même, le 26 mars 1847, la Presse s'exprimait ainsi : « Toutes les politiques vous promettront le progrés ; la • politique conservatrice seule vous le donnera^ » « avait >) dit solennellement M. Guizot le 2 août 1846, devant la " France électorale assemblée et attentive. Notre confiance '> dans ci's paroles avait été telle, que nous nous étions em- •> pressés de les recueillir et de les placer au-dessous du " titre de ce journal. Nous les effaçons; elles ne seraient »» l'ius qu'un mensonge de notre part si elles y restaient.
» car, après le discours qu'a prononce aujourd'hui M. le mi- » nistro des affaires élraiigères, nous l'avouons avec dou- » leur, aucune illusion ne nous est plus possible, aucune » espérance ne nous est plus permise. »
La Presse n'avait qu'un parti à prendre, à moins d'abdiquer toute initiative, ce (lu'elle ne pouvait faire sans renoncer à son passé et à tout avenir. Elle le comprit, et la preuve qu'elle ne fit que réjxuidre à un sentiment juste et vrai, c'est (jue ses abonnés ne diminuèrent pas et que ses .lecteurs s'accrurent.
Cependant, le nunistère avait annoncé qu'il en serait des conservateurs-progressistes, dans le pays, comme il en avait été des conservateurs-progressistes dans la Chambre, qu'ils s'évanouiraient, et que la Presse wg tarclerait pas à n'être plus qu'un drapeau sans armée, qu'un lien sans faisceau, qu'un journal sans public, qu'un son sans écho, qu'une opinion sans retentissement, sans crédit, sans popularité.
Les [)rédiclions du ministre ne se sont pas vériiiées. Loin delà!
On a vu ce qui s'est passé à Montargis.
Un député, à qui le Journal des Débats avait dicté son vote, n'a été élu (juVn euipruntant à la Presse son langage.
Un tel fait suflit pour attester clairement ([ue s'il est un journal qui soit rexpression vraie de la majorité électorale, telle qu'elle résulte de la loi de 18.31, de cette majorité qui veut que l'Ordie s'affermisse par le Progi'és et le Pouvoir par la Libeité, c'i'st le journal que désavoue la majorité parlementaire.
Mais les conser\ attuus-progressistes (pii forment au sein du corps électoral l'appoint décisif s'abuseraient étrangement s'ils croyaient pouvoir garder plus longtemps un nom qui n'a plus de sens, un nom (pii ne désigne plus dans la Chambre élective aucunr nuance de la majorité.
Le cabinet du 29 octobre 1840 est entré dans sa huitième année ; on .sait maintofiaiit pleinement à (juoi s'en tenir sur ses actes et sur ses intentions.
Les services qu'il a i'(Muius, les fautes qu'il a commises
sont fjirîlps h meltro en rcgnrtl, fariirs b peser dans une iKilitnrc.
S'il l'slliiiii. s'itost nt^n'ssiiire, ilfaiiirnp|utyi>r)i.iiilement.
Miiis ni. nu dintrairo, ri iu> peut plus ilfsumiats (|u'Atre iiiit»il)li-. s'il n'fi piirli^ solrimrllciiii'nl ili> profnV's rguc pour faiii' iiiirtn- un cspiiir cliinuriiiui-, sr rha<-uiio ilns nfftiiros «pi'il a <'i>TKfMiti-s p'irto 11' r.iifii*! ilo l'imprùviiyanco nt de riiil]aliil<-l<-. on no saurait plus lii->iUT à vulcr oimlr«> lui.
P»ur>]U'>j lii-sitiraii-iiii ? Ksi-ci' quL> co n'fsl jms Ih le Jeu uiilunl (II- Dos iiislitiilioiis: rsl-t-c ipri-n AncIclerrc, dans uni' situali'in sctiililalilc. ou li(->iliTiiil un soûl instant ?
yui- Ka^-uiTit-l-iiu il pi-ol<>n};er plus lcuigti-u)ps une situa-i lion<piiiu.'l.-npr.-scu.-.' :