I.n maji>rJii>saiJsfailo
I.a r<îi (pi'ona ihms la dnn-i-<le this institutions n'est déjà pas si ennuie (pi'nn ni' d.iive i-rainilit.' ilc rnlfaililir !
Or. (-'i-st II' ipii arriviTail inraîlliltli'mfnl si In sl.il>ililé ilV-gi'm'T.iil l'u i>aralysii', si la majutiti-, snus la pression exi-i's'-iM-dc la ri-ntraltsalinn ailnunistriitive.s'cnmyaitcoinilM lii nuii- lorsi pi 'l'Ile ocsm' ili' tniinii'i' autour île rt-ssiou,
l.p gniMTui'mi'iil ri'pri'scntalif l'st le goiivcrneniont des ni.iji<rilés. ■■■• i|iii vont iliri- : i\w la majorilr parlnuentnîfD tl-il iMrr la M'pii'Si-nl.ili.in tiilélc ili- la luajoriti- elii-liirale, et la majiirili' cliilnralr Lt repri-M'iitatioii sitirère do lo niajinile |u>pulain-. eu Imit re ijiie pi-iivenl avoir de légitime -.es vieii\. M's înltTi^ls, si'S In'siiili-.
Si II- piuvennuieiil n'iireM-iiliilif n'est pa'^ i-ela. c'est de Ions' les g-iiiverncnieuls le plii> f:>ilile. le plus enilU>UX, le plus •'om|iIi<piê et le |>lu- preeaire.
Il penl iiliiiN Sf'> prineipaux a\. ml. ipex. (pii sont d'allier riiéreilile (lu tiV.ne avee I ii'i'esi>on>.ibiliU> île la eoiininne ; (le faire 'pti' le-Tx i.'|.>ire> île l'opiuj'iii ue Mijeut pas lies d6- Taites p<iur la rii);>ule: île modérer tou'es' les iinp.itienfvs en leur |ii-nii''ll.iiil ili- tout es[«Ter des pi'..p'è> dit lemjBi ; de l,iis>er a loiiti-s le^ r.<uti'>. a i^ptilis les un-prise^, il tuutes les i-oiuplieatiiuis une is^i uMile innir i-n ^Tlir »nns
violence cl sans lâcheté, sans guerre et sans révolution, — par un changement de cabinet.
L'élasticité du gouvernement représentatif est ce qui fait surtout sa supériorité et sa force. Or, si l'abus de la centralisation lui fait perdre cette élasticité en perpétuant au pouvoir un ministère que renverserait une majorité sincère, la solidité du mécanisme est gravement menacée.
C'est la situation dans laquelle nous sommes. De cette situation, il n'est qu'un moyen de sortir : c'est de rentrer dans la vérité du gouvernement représentatif. Le moyen d'y rentrer, c'est que tous les conservateurs méconnus aient le courage de se séparer des conservateurs satisfaits.
Le moment est venu de former sans tarder une opposition conservatrice qui tempère l'opposition, déplace la majorité et réunisse les éléments d'un cabinet qui ne fasse pas consister la suprême sagesse dans l'abus de la temporisation, dans l'ivresse de l'ajournement, dans l'orgueil de l'immuabilité, dans la volupté de l'optimisme.
Mieux ne vaut-il pas se sauver par une opposition modérée que se perdre par une abnégation excessive ?
N'est-ce pas par l'opposition que se sont accomplies en Angleterre les principales réformes qui ont donné tant de force à ses institutions, et les ont fait entrer si profondément dans ses mœurs ?
Qu'on cesse de dire que si le ministère actuel était contraint de se retirer, c(»lui qui serait appelé à le remplacer ne déploierait ni plus d'habileté ni plus (raclivité. En aucun cas, il n'y aurait à craindre ([u'il en déployât moins. Xo filt-il pas pins capable <|u'il serait assurément plus moUcvstc et mieux iiUenlionné. On y gagnerait déjà cela; on y magnerait plus encore : on aurait un cabinet qui tiendrait (pielque cumple de l'opinion publique et de la sincérité dos élections: dépositaire du pouvoir, il ne s'en constituerait pas indu(Mn(»nl l'usufruitier; pour se maintenir, il n'al)iis<>rait pas en prodigue de tous les moyens du pouvoir «»i ^lç toutes les lessources du pays î
S'il entrait dans le cadre de cet article de citer ici des
noms propres, nous en pourrions citer plus d'un oflKrant de suffisantes garanties. Disons-le : jamais cabinet ne fut plus facile à former qu'en cet instant, car le sentiment d'un (langer public, en pénétrant dans beaucoup d'esprits, a tempéré leurs exigences.
Si l'exercice du pouvoir avait profité à l'expérience des ministres qui nous gouvernent depuis huit ans, si leur durée avait ajouté à leur force, si leurs œuvres accomplies étaient là pour sei'vir de gages à leurs œuvres projetées, oh I sans doute, loin de souhaiter la chute du cabinet, il faudrait souhaiter encore que, dans une durée plus longue, il puisftt d'autres moyens d'être utile au pays.
Mais en estr-il ainsi ?
Mais est-il permis de croire désormais, sans se berœr d'un espoir chimérique, que l'avenir sera plus fiructneux que le passé ?
Pendant ces huit années, qu'a-t-on fait ?
On a vécu, nous répond-on.
Oui, sans doute, on a vécu ; mais vivre ainsi, est-ce asseï pour un grand peuple ? N'a-t-ii donc rien de mieux à faire que de marcher au devant de la caducité ?
Pour un grand peuple, vivre ce n'est pas additionner pii* siblement des années, c'est so glorifier dans l'histoire perde grandes œuvres I
Ne pas grandir, c'est déchoir.
Partout s'aperçoit la décadence.
Nulle part no se montre l'émulati(Mi«
Rien ne parlant à l'imagination du peuple, il n'y a phisen lui de contrepoids à la réflexion. Or, plus il exerce cette fil* eulté (le son esprit, plus elle le dévore. Moins il voitqaVili songe à lui, plus il médite sur luinanème. Sombre, il perd riiabitude d élever le regard, et ne sait plus que l'abaisser» Sa persévérance silencieuse est celle du détenu dont la fuite seule révèle à quels efforts ignorés et miraculeux il a dû de recouvrer la liberté. C'est également quand il sera trop tard que le gouvernement, comme le geôlier, s'apercevra quil a manqué de vigilance.
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L'optimisme a largement fait son temps ; ses actes se comptent par ses fautes; son impuissance constatée a sonné rheurc de Popposilion conservatrice.
Trop tard, clic serait impuissante. Souvenons-nous de ce qui est arrive en 1830, où lopposition conservatrice, représentée par M. Casimir Périer, ne put qu'assister à la chute de Toptimisme, si parfaitement personnifié dans M. de Po- Jignac I