POURQUOI VOTER CE QU'ON BLAME
Nr dites pas aux ministres du 29 oetobre 1840 :
tle suis "iouriâ ! vivent Ich rats !
Quelle» va (Mre la "position de MM. d'Haussonville et do Moruy dans la Chaml)re ?
Si le ministère, (pii est resté sourd aux avertissements de la Presse, insensil)leà ses instances, allait également rester sourd aux avertissenjents et aux instances de la Revue des I)eu,i'-Mondes. que feraient-ils? La seule alternative qui l<Mir resterait serait d'aller cacher leur confusion dans les rangs de la majorité satisfaite, connue certains progressistes lit>nteu\. le lendemain du ^ nïai*s 1847; ou de faire comme nous, (le prendre hravemement leur parti, et de passer il l'opposition conservatrice.
Voilà ('('pendant dans quelle positi(m ils se sont mis saris (|ue ri(Mi les y contraignît, si ce nVst peut-être le besoin (le satisfaire un moment leur conscience oppressée.
Tout ce (pi'il a été possible de tenter pour arracher le minisl(M'e de son apathie, la Presse pendant six moLs ne l'a-l-elle pas tenté? A-t-elle manqué de discernement? A-t-<»lle man(|ué de dévoûmenl? Si le ministère en panne avait dû mettre à la voile, s'il Favait pu, eût-il attendu, pour s'y décider, qu'il fût trop tard?
11 n'y aura (pf un avis sur les deux manifestes de MM. le înanpiis (rilaussonville et le comte de Morny ; dans la circonstance où c(^s manifestes (ml été écrits et livrés h la publirjié. ce sont deux coups dont il sera difficile ci la majorité de se relever politiquement, surtout si les dou^ recrues de la Hrnir des Deux-Mondes persistent à voter systématiquement pour le cabinet; car, après de tels aveux acquis à l'opposition, (]uelle valeur morale coiiser\'ent les voles qui leur survivent ?
Nous (pli nous souvenons des déclarati(ms si nettes et si tranchantes de MM. Duchâtel et Guizol, dans les séances des ii et 26 mars 1847, il y a six mois que nous ne comprenons jilus (juil existe de situation intermédiaire entre Poplimir»me et ropj>osition, entre M. Delesserl et M. Dufaure.
LA MODKRATION.
11 janvier 1B4R.
C'est iiniqumu'nl pour sa propre salisfaetion qu'il fa ôtre modéré, car il n'y a rien à y fj:aj4ner. Lïntolérance d parlise^l (elle que de (juelque n)éna^'enient(|u\)ii use enve euv. ils ne vous en savent aueun ^ré. et ne vous en (ioiine aucun compte. Si vous ne dilTérez d'eux que par une diss dence, ils vous reprociicnl sévèrement de les airaiblir., Pounpioi?... pour si peu! pour un dissentiment. Si voi vous séparez d'eux plus résolument, ils vous accuseï bruyamment de vous jeter dans l'excès et de céder avci f;lément à rentraînenï(»nt de la passion. Si vous les avertis sez. ils disent que vous êtes perlides, et que vous les Ir; hissez. Si vous les hlAmcz, ils disent que vous êtes vîolen et que vous vous perdez, l/orthodoxie des partis n'adiiv pas d(» defj[rés: c'est vainenïtMit (pi'on croit se raeholer pj les ménaj^'cments de la modération la plus grande. Qnicoi (|U(» n'approuve pas pleinement est réprouvé impitoyahli menl. et serait hrùlé vif si la trd»une était un hû(*her.
(Icrics. M. McMinrd. pair de France, a été bien niodôr on \w >aurait p«)rt<M* plus loin l'art iWt^^ ré.^^orves envers li p(M*s(»nnes cl des précautions i\ l'é^'ard des choses. Kh biei il ne IV.ut pas (pu» M. Mesnard s'abuse, « /(* Parti » lui c \(Mi( t«»ut autant (pi'ii nous, peut-éire pas plus, nui as>urrment autant . Il c.sl su.spect. nous sommes iKinni