LES AMIS DU POUVOIR
» à la conduite tenue par M. Alloury, sergent-major, dans » la circonstance suivante : M. Alh>nry, sur l'invitation » verbale de l'adjudant-niajor du bataillon do composer un ' »> piquet de douze hommes pour une éventualit(>, a remis 15 directement à l'êtat-major de la 10® légion douze billets »> tde garde sans date^ et portant les noms des douze chas- » seurs qu'il est convenu avoir choisis sur le contrôle de la » compagnie, sans observer, ainsi que c'était son strict de- » voir, l'ordre naturel des tours de service, et sans en avoir » informé le capitame.
r> Cette conduite a paru au conseil de la compagnie de » nature à mettre en suspicion une partie des chasseurs » qui la composent, et à compromettre l'harmonie (jui doit » exister entre les citoyens qui concourent, au même titre. » à un service public si national.
» En consé(iuence de cette communication, le conseil, en T> Tabsence de M. Alloury, qui n'a pas jugé à propos de se » rendre îi la réunion, bien qu'il eût été régulièrement con- '» voqué, ainsi que tous les membres présents, prononce un » blâme sévère contre son sergent-major, et prie son pré- » sident de porter ofliciellemenl plainte contre M. Alloury » auprès du chef de la légion, et de donner connaissance à » toute la compagnie des faits exposés ci-dessus.
» Paris, le 16 février 1848. »
'Suivent les signatures du capitaine^ de cinq officiers et de quatre délègues.)
Tout semble en vérité se réunir pour faire gagnerau^Vational la partie qu'il joue et qu'il était si facile de lui faire perdre î
Ceux qui se prétendent et s'intitulent : les amis du pou» voir, en auraient conjuré la perte qu'ils ne tiendraient ni une nuire conduite ni un autre langage. Si le gouvememcnl n'est encore (pfébranlé, s'il n'est pas plus afl'aibli, ce n'est pas à ses amis ciu'il en doit rendre grâces, c'est à ses ennemis!