‹ Questions de mon temps, 1835 à 1856Chapitre 13 sur 71 · LIBERTÉ D'ENSEIGNEMENT · texte numérisé non relu

LIBERTÉ D'ENSEIGNEMENT

cellent à faire les gouvernements qui ne font rien ; ils appellent cela Résister! Ils appellenC cela Conserver!

Nous comprenons autrement les devoirs des gouvemementSfSurtout dans lesÉtats où la souveraineté de Popinion s'exerce par la liberté de la presse.

IJi POUVOIR EXECUTIF.

27 mar$ 1837.

Le pouvoir exécutif doil résumer en lui toutes les forces suoinles ; il en est le faisceau ; une seule d^omisc, toutes s'échappent.

Le pouvoir n'est rien : s'il ne lire son autorité de la loi ; s*il ne puise la puissance (fu^il exerce dans la considération qu'il commande ; s'il ne sait allier la force à la discipline; s]il néglige de féconder le présent par le crédit public, el si Téducation dans ses mains nVst point la siMnence de l-avenir, s(»mence d'ordre, de paix et de moralité.

Le pouvoir exécutif ne fonctionne avec toute sa force el tout(* sa liberté, qu'autant que l'organisation de chacune des spt'cialités qui le composent est parfaite, et que l'administration n'est plus que le jeu ré^nilier <les ressorts de l'appareil.

L'organisation et l'administration ne doivent pas être confondues: l'une est le principe, l'autre l'action : prendre l'une pour l'autre, c'est donner à la clé le nom du cadran.

.Moins l'organisation laisse à désirer, et moins l'administration ««xige de soins, d'intelligence et de surveillance.

II importe donc de perfectiouner avant tout l'organisation ; la négliger |)our améliorer l'administration, cVst renouveler le siKM'tacle de cette fabuleuse entreprise qui consiste ù vers4T .sans fin le liquide dans un vase sans fond.

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