VU
29 octobre 1843.
Le niinisléro n'admet pas Pcxistence des causes par lesquelles nous avons cherché à expliquer, et presqu'à justifier rimpuissanco de ses efforts. Le travail ministériel tel qu'il est divisé, tel <ju'il se fail, ne comporte aucune amélioration ; la distribution est aussi parfaite qu'elle peut l'être ;
Toutes les lois sont observées ; aucune n'est violée ;
Toutes les propositions faites par le gouvernement avaient été étudiées, préparées avec uij tel soin, que toutes ont été votées : aucune n'a été gravement amendée; aucune n'a été rejelée ni retirée ;
Toutes les affaires sont expédiées ; aucune ne languit ;
Ti)Utes les «lueslions reçoivent la solution la plus prompte et la meilleure : aucune ne reste en suspens ;
Tous les bureaux rivalisent d'émulation ; aucun ne manque ni de zèle, ni de lumières :
Toutes les nominations soumises à Tapprobation du roi sont irrépnwhables ; «uicune ne saurait être justement accusée d'avoir été faite en violation d'un droit légitime ou <run K»glemenl en vigueur, encore moins d'avoirété le prix <rune transaction, dun concours ou d'un vote ;
Toutes les c«invenlions diplomatiques qui ont été signées, devaient l'être, et ont été ratifiées ;
Les ministres suffisent facilement à tout ; le poids de la t.^che leur est léger :
Au dedans cjmme au dehors, enlin, tout est bien, tout est pour le mieux ;
Les membres du <*or[>s diplomatique, les préfets, les magistrats, etc., les plus bincèrenunt dévoues au ^',»uvernement et même au ministère, qui osent prétendre le eon-
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triiiro, articuler des raîts, hasarder quelques mots de blâme, laisser échapper quelques expressions de regret, ne mêrilenl aucune confianc^o ; ce sont des activités impatienlos. dévouements douteux, ou dos esprits chagrins.
Telle, est. en substance, la réponse que nous fait faire M. le ministre des affaires étrangères par le journal qui a mission de le représenter spé(Malemenl dans la presse.
Nous ne nous défendrons pas centre les insinuations personnelles par lesquelles cette réponse se termine; il se peut, en effet, que nous ayons les prétentions qu'on nous suppose ; si elles ne sont pas excessives, en quoi ne seraient-elles pas légitimes, et si elles sont excessives, en quoi seraient-elles plus coupables que celles de lieaucoup de parvenus qui ne ra(*hètent même pas par la vigueur du caractère rinsuflisance cpie trahissent tous leurs actes?
Nous n^insisterons pas sur les observations que nous avons présentées et qui nous avaient élé dictéi*s par notre désir sincère de voir ladministration du 29 octobre légitimer sa durée, glorifier snn passage et méritcT le concours de tous ceux qui, conmie nous, bien que profondément dévoués au gouvernement, veulent, dans son intérêt même, la stabilité, non Timmobililé ; si ces obser\'alions. exemptes de toute amertume, de tout esprit de dénign^ment et de récrimination, ne sont pas justes, si elles ne sont pas fondées, que les défenseurs du (*abinet les combattent donc et le démontrent : pour mettre de leur c6té tout l'avantage et leur donner toute fa<-ililé de répondre* péremptoirement à chacune (relies, nous allons «-hanger la forme de nos observât i(ms et les traduire en questions :
1° Kn tpiels points » la politique du cabinet du 29 octobre î> est-elle au dedans et au dehors moins faible et plus na- » tionale I •» (pie ci»llo du cabinet du 1") avril ?
2® 0"***^l-<'<* ^!"<* celui-l«i a fait de mieux et de plus que
1^ Ifttrede M. (iuizot à «m conim^ltnntt, nap» 3. 'i l.u politique dn câ-
» >iinot, nu (lodnnA vt au «UlMir-, rtuit rûbu* et \w\ natînimlo. »
Toute:» le-* nnirc" fx]irp-'»iu»s ijuVin trouvrn mtoun'o* do gaillrinet* sont ompruntiv-t au inrinc écrit.
celui-ci, accusé si sévèrement de corruption, si impitoyablement taxé « (rinsufifisance, crimprévoyance, de légèreté, » de faiblesse, » traité avec tant de hauteur et de dédain par los.chefs de la coalition ?
3° « En Italie, en Suisse , rinfluence de la France, qui » avait baissé, » disaient-ils, s'est-elle relevée?— Comment?
4° « Kn Belî?i(iue, en Espagne, la situation, qui s'était ^ aggravée, » est-elle devenue meilleure? — Comment?
5® « Là où nous ne nous étions pas compromis, tmique- » ment parce» que nous nous étions retirés et isolés, » cet état do retraite et <risolomenl a-l-il cessé ?
6® Quy a-t-il de changé dans le système flétri par les mois d'abaissement continu?
7** Au dehors, par quels actes se révèle c<» que nous avons gagné en influence et en considération?
8** Au dedans, par quelles lois, par qm^lles mesures, par quels résultats se traduit c(» que nous avons gagné en liberté et en bien-être?
9® 0^>'iï-l-on fait pour rendre « Tadunnistration moins nulle? »»
W Onelle solution oni n»çue toutes ces «luestions tenues en suspens par le ministère du 15a\Til, « questions des ^ sucres, des chemins de fer, des renies, de l'abolition de » Tesi'lavage. de renseignement public? »
W^ Quel impôt a été diminué?
\i^ Quelles déptMises ont été réduites?
13® Quel abus a été réformé ?
14® Quelle nég K*iation avantageuse a été conclue?
15® Quelle gramie entreprise, autre que la prise de possession <l(»s îles Marr]uises. a été accomplie ?
lue réponse catégorie jue à cha<-une de ces queslicms sera l'apologie la plus habile que le ministère puisse faire de lui-même et aussi la plus opportune, car précisément demain î9o<'tobre. il entrera dans la quatrième année de son existence.
Cette réponse du cabinet, puis(|ue la polémique lui platt
et qu'il la provoque, nous Tatlendrons pour célébrer aprèsdomain son anniversaire.
Mil.
30 octobre 1843.
Le ininisièroesl entré hier, 29 oelobre, dans la quatrième année cle son existence. C'est de tous les cabinets qui ont vu le jour depuis treize ans, celui dont la durée n été la plus lonj^ue.
Le premier cahniel formé après la révolution de juillet a vécu Séjours : du 11 août au i novembre 1830.
Le sei'ond. présidé par M. Laffitte, 131 jours : du 2 novemhrc IRK) au 13 mars 18-31.
Le troisième, celui du 13 mars, préside par M. Casimir Peri(M\ 0/7 j(»urs : du 13 mars 18:^1 au 11 octobre 1832.
Le <piatricim\ celui du 11 octobre, présidé d'abord par .M. le maréchal Soull. et ensuite par M. le maréchal Gérard, modilic il diviMscs reprises, mais conservant toujours dans son stMU M. Guizot et M. Thiers, ne put, malgré ces divcr- M»s moditica lions, au noml)i*e desquelles fut le remplacement de M. le duc de Hrof,'lie par M. le c mite de Rigny, prolon^'er son e\istenc<' au delà d(* 76^3 jours, un peu plus de deux années : du 11 octobre \KM au 10 novembre 1834.
Le cinquitvnc. surnomme ministère des trois jours, en a lé^'alemcnt duré 8 : du 10 au 18 novembre 18:H.
Le sixième, présidé d*al)i)rd par M. le maréchal duc de TivviM', et v»»suitc par M. le duc de Broglie, dans lequel rentrèrent ensemble M.M. Thiers et Guizot, et qui fut une espèce de résurrection du 13 mai*s. a vécu 4G9 jours : du 18 novembre IKH jusqu'au 22 février 183G.
Le septième, celui du 22 février, présidé par M. Thiers. 195 jours : du 22 février auGseptembn' 1836.
Le huitième, celui du 6 septembre, présidé par M. le comte Mole, dont M. Guizot lit partie. 221 jours : du 6 septembre 1836 au lo avril 18:j7.
Le neuvième, celui du lo avril, modilication du precetlenL
présidé par M. le romto Mole, mais dont MM. Duchàtel et Guizot cessèrent de faire -parlie, 715 jours, du 15 avril 1837 au 31 mars 18:^9.
Le dixième, cabinet intérimaire, sans président, 42 jours : du 31 mars au M mai 1839.
Le onzième, celui du 12 mai, présidé par M. le maréchat Soult, ministre des «i (Ta ires étrangères. 294 joui's, du 12 mal iaJ9aul«''mars 1840;
Le douzième, celui du 1*"" mars, présidé pour la seconde fois par M. Thiers, 241 joui-s, du l^*^ inai^s au 29 octobre 1840 :
Le treizième cabinet, enfin, présidé par M. le maréchal Soult, («mipte depuis hier 1,095 jours révulus, c'est à dire 332 jours de plus (jue le ministère du 11 octobre, et 380 jours de plus que le ministère du 15 avril.
La durée d'im cabinet, la stabilité ministérielle, est un avantaKc dont nous apprécions trop limporlance pour n'en pas tenir é(piitablementcompt4' au ministère du 29 octobre; dVmiI il que ce mérite, qu'il suffirait, à nos yeux, pour racheter plus de fautes qu'on ne saurait justement lui en reprocher : aussi quand nous lui faisfins entendre le langage de la vérité, est-ce pour le stinuder et n(»n pour l'affaiblir, encore moins pour le renverser. Nous ne traitons pas le cabinet du 29 octobre plus sévèrement tpie nous n'avons traité le cabinet du 15 avril dont nous avons dit pour expliquer sa chute ; a Ce qui l'a dissous, c'est plus encore Vinaction que » la coalition. » El cependant, notre dévoùment au ministère de l'anmistie fut-il jamais un seul moment douteux?
Peut-être nous trompons-nous, mais nous avons sur la stabilité ministérielle des idées arrêtées qui remontent à une époque éloignée et ont une date authentique. Qu'il nous suit permis de les rappeler afin de bien établir notre situation à l'égard <lu ministère, afin de bien constater (|u'alors même que nous paraissons le juger sévèrement, nous ne faisons tpje ri'ster fidèles aux principes (jue nous avons toujours exprimés, au langage que nous avons toujours tenu.
Nous voulons qu«» la France pncifi(pie .s(»it grande et glorieuse ; i 'est la ce qui nous rend exigeants. Si c'est un tort,
qu'on nous condamne impitoyablement, car nous l'avouerons, nous no nous sentons aucune disposition ni à nous en repenlir, ni à nous on corriger.
Au contraire.
Cliaquo jour, chaque mois, chaque année dVxislenee de plus, que comptera le ministère du 29 o<.*lobrc, grandira nns exif?ences. Plus il sera affermi et moins nous éprouverons (h* scrupules à nous numlrer sévères. Mais à sa place, loin do considérer voiW sévérité comme une hostilité, nous Taccoptorions comme un hommage, et fùt-elle une difficulté de plus à vinncre (|ue nous nous en applaudirions encore. S'il y a dos coups qui abattent, il en est qui enfoncent : s'il y en a qui ébranlent, il en est aussi qui atrermissenl : ceuxci no doivent pas être confondus avec ceux-là, et à cet égard ni)S intentions ne seront jîimais dcmteuses : notre langagt» n«* s«»ra jamais équivoque. : le jour oii la chute tlu cabinet U'His paraîtrait ilésirable, nous le dirions aussi hautemont, «pie nous déclarons aiyounlluii que nous désirons que le ministèn* diue assez hmglompspour atteindre à une autn» législature.
Mais si n«Mis souhailtms au ministère «rite durée, ce n est pas<Ians son intérêt, c'est <lans l'intérêt du paî^s: ce n'est pas pour que les ministres s(» n'poscMit, cVst pour que les affaires se fassent : c'est pour qu'elles sVxpédient plus vite et mieux, avec l'onsomblo ot la célérité, respril de suite et d'unité que peut seule leur imprimer une administration solidement assise, ayant un long passé derrière elle el devant elle un l(»ng avenir. Aussi voudrions-nous que le cabinet. <lonl nous célébnms aujourd'hui lo troisième anniversaire, se pénétrAt bien de celte vérité qu'il a une autre tAehe il remplir que de donner exclusivement d<*s signatures â des commis et dtvs audiences à des importuns, que de transiger mollement avec toutes les prétentions les moins légitimes, ot que (l'ajourner timidement toutes les solutions, celles-là mémo qui sont le plus urgentes.
Or. quand nous nous disons que le ministèiv est ènliv dans la quatrième année de son cMStence, el quand nous
(*()inpulsons le Bulletin des lois^ le Moniteur univenel, et VAn7iuaire historique, ces Irois recueils fermés h loul esprit i\v parti, (ju'y Irouvons-ntius?
Nous y trouvons :
La convention du 20 décembre 1840, qui étail une aggra* vali(»n du droit de visite et une extension des zones réglét»s par les conventions des 30 novembre 1831 et 22 mars 1833; convention dont un vote solcnel des chambres est heureusement venu empêcher la ratification;
La convention pour hi fermeture du détroit des Dardanelles et (hi Bosphore signée à Londres le 13 juillet 1841, convention sans importance en elle-même, mais que nous n avons piis hésité ii approuver parce quelle était de la pari de rAngleterre. de l'Autriche, de la PrusM» et de la Russie le désiiveu in<lircrl.(Ic la convention du 15 juillet 1840;
Le traité de c unnierce (onclu avec la Hclgi(]ue, traité dans lequel notre b')iHie foi a été surprise ;
Le traité de connnerce conclu réccnnnent avec la Sardaigne; traité tlont nous a\uns loué la sagesse sans en exagérer le peu d'importance ;
La prise de |M)ssi^ssion <les îles Marquises et de Taïli, que nous a\ons été les premiers ii annoncer et dont nous n*avous pas marchandé la valeur, panv que nous y avons vu un pas fait par la France dans la voie nouvelle où rappellent l'avenir de son commerre <»t le salut de la liberté des mers.
;^L'abaiss4Mnenl de notre inlluence dans le Levant, mis en lumière par la vive discussion à laquelle donna lieu à la chambre des députes l'abandon repnx'hé à M. le ministre desalVaires étrangères par M. David, ancien consul de Fiance à Sm\ rue, des populations chrétiemies en Syrie, et «les droits et pri\iléges que nous conféraient certaines capitulations, abaissement attole par le vote du sous-amendement Bimryer, dans la séance du 31 janvier 1843, abais^semenl que n'est pas destine malheureusement à faire cesser l'insuffisante salisfacti;>n qui nous a été accordée à Beyrouth, |>our loutrage fait a notre drapeau à Jérusalem:
Une bonne mesure insuffisamment expliquée el mal exécutée, celle (lu recensemenl, (jui provoffuci de fjraves résis- Innees à Toulouse et à Clermont. et compromit ramiée. Tadministralionellainiigislniture,<lans la personne d'un officier général, (l'un préfet el cFun procureur-général.
L'incarcération de M. ral)l)é de Lnmennais:
La condamnation de M. Dupoty accusé d'avoir pris part à un complot pnr la puhlicaticm d'un article inséré dans le Journal du Peuple du 12 septembre;
Deux acquittement; sur trois procès intentés au \ational:
Le ruineux anachronisme des fortifications de Paris et de l'augmentalion crefTectif, votées le lendemain du Jour où toute probabilité de guerre était plus que jamais éloignée:
Le vote d'un emnnint d(» 150 millions négocié à 78 fr. 521/2:
Une loi restée à peu près sans application, mais enfin attestant de la part du gouvernement une sollicitude dont nous Voudrions qu'il donnAt de moins rares témoignages, la loi réglant le travail des enfants <lansles manufactures:
La loi d(» 1841 sur \vs chemins de fer. h)i d-expédient. lui d'abandon de tous les princijies. loi qui a fait aveuglément il de méprisables (*\igt»nces. h «les intérêts privés, le sacrifice de l'avenir et de l'intérêt public:
La loi sur la régen<*e. au vote de lafpielle il est Juste d'attribuer une bonne part au courage de M. Thiers qui, en c<»tt«» iH-casiou, n'hesila pas à se séjiarer de l'opp^Ksitirm :
Une loi d<»s sucrc»s substituée à celle proposée par le goii- \ernemeiit et volée en dépit de tous ses efforts pour faire prévaloir un système préférable, bien cfu'il ne Ml pas le nv»illeur:
IDnlin. une multitude d'nrdonnanees royales et de loisre* lalives â des <Tèdits supplémentaires, extraordinaires el Complémentaires:
Les proj(»ts di» loi suivants restés à l'état de rapports :
Patentes;
Pensions de retraite <les fonctionnaires civils:
Brevels d'inventinn :
Police de la chasse ;
Organisation du conseil d'Etat ;
Police dos théAtres;
Uecriilement de l'armée :
Prisons ;
Police du roulage;
Liberté d'enseignement ;
Uét4)blissemcnt des ministres d'État.
Les projets de lois suivants retirés :
Timbre des effets de commerce ;
Ëndiguement des rivières ;
Chemin de fer de Paris à Meaux :
Kachatdes actions de jouissance des canaux.
Les projets de loi suivants rejetés :
Propriété littéraire:
Refoiïte des miunaies de cuivre;
Prêt de deux millions à la compagnie du chemin de fer de Bordeaux à la Teste :
Sec )urs de l:M),000 fr. aux établissements français dans rinde.
Entre autres, les nominations suivantes :
M. Lacave-Laplagne, en remplacement de M. Humann;
M. l'amiral Houssin. en remplacement de M. l'amiral Duperré, et M. de Mackau, en remplacement de M. l'amiral Roussin :
M. Hébert, procureur-général près la cour royale de Paris, en remplacement de M. Fianck-Carré, nommé premier président de la cour royale de Rouen ;
M. le général Jactpieminot, commandant supérieur des gardes nationales, en remplacement de M. le maréchal Gérard, n.inuné grand-chancelier de la Légion-d'llonneur ;
M. le général Bugeaud, successivement nommé gouverneur-général de nos possessions en Afrique et maréchal de France ;
M. de Chasselou|)-Laubat, officier d'état-major et député, ministre plénipotentiaire à Francfort;
M. de Salvandy. député, nommé succeisivemenl ambas-
496 tS4S.
sadoiir do Franco ii Madrid, oonilo, grand'-oroîx de Li Léiriori-d'Hîinnour, ol anihassadour «à Turin ;
M. lo nianiuis de Lavalollo, consni-gonôral h Alexandrie ;
M. A. Gnôroull. consul à Mazallan :
M. do Lanlivy, consul à Jôrusalom :
M. do Foudras, consul à Djoddali :
M. Passy. députô, scms-socrolairo d'Klat au ministère do rinlôriour:
M. Jan\ior. dôpulo. cunscillor d'Étal :
M. Galos. dôpulô. diroclour dos olunios;
M. Moilhourat, dopulô. diroclour dos afTaires criminelles:
M. Mahul, prôf«'l do Toulouse, olc. olc.
Do loxposé (jui prôcodo. que» rôsullo-l-il?
H rôsullo :
Quo lo plus f;rand nonihn» dos questions est resté en suspens:
Quo cellosqui ont été rôsoluos rontélo fort imparfaitement;
Quo lo niinislèro, ayant tn)is ans d'existence, n'a encore pris riniliali\o d'aucuno.
("ctto conclusion par voie do simple ênumération explique pourquoi le niinislèro. aprcs avoir attendu qualité jours avant do provtnpicr la discussion sur notre article du fi <r'lohre. sVst abstenu do répondre aux quinze questions que nou> lui avt»ns posées liic*r.
Nous no trionqiliorons pas do ce silence trop facile à interpréter ; coque nous avons \ouhi prouver seulement dans cet art icie. c'est que loi'Mpie nous avons parle de l'impuissance du niiiiislère. «>n eher«*hant ii L' justifier, nous n'avons rien dit «pii ne \\\{ en d«M;ji de \ii vérité', rien qui dût nous fain* M)Upe.innerd'iq)po.sili.»n. rien ijui nioril.U le reproche d'iMStilile.
Loin de là. n.)us croyt»n> av.iir toujours été hienveillant el dévoué.
Dans tnutos les cireon>lan<es critiques où le ministère >'esl pLieé. notre c.mcours lui a-l-il jamais fait défaut, sVslil jiunais fait attendre?
Lurs «K's li'()ul)le.sejiu>éspar lereconsoment. quand le mi-
nistère était abandonné par le Journal des D^hUs lui-même, qui a-t-il trouvé sur la brèche?
Lors du vote relatif au droit de visite, quand l'opposition a voulu en faire une question de cabinet, qui s'est.aussitôt tourné de son c6lé ?
Lors des propositions de réforme électorale et parlementaire, présentées dans l'espoir de diviser la majorité, qui a refusé de s'associer à cette manœuvre ?
Lors du vole de la loi de régence qui s'est séparé sans hésiter de M. de Lamartine et de ses nouveaux alliés?
Quels sont enfin les actes auxquels nous avons refusé notre concours et notre assentiment?
Les voici :
Les fortifications ;
L'aggravation du droit de visite ;
Le procès intenté à M. Dupoly;
Le maintien de Tefi'eclif que proposait de réduire la commission du budget dans la session dernière ;
Le rappel de M. de Salvandy ;
La réparation de Beyrouth.
Avions-nous donc tort ? Avons-nous donc été trop loin ?
Que le ministère se mette consciencieusement, laborieusement à l'œuvre, et notre concours ne lui manquera pas plus dans l'avenir qu'il ne lui a manqué dans le passé; ce concours peut n'être pas complaisant, mais il est sincère et dévoué.
a Si je ne me tromjK?, disait M. Guizot dans sa lettre à ses » commettants, le mal sera pour moi; si j'ai raison je n'au- » rai jamais mieux servi. »
11 ajoutait :
a II m'en coûte beaucoup de déplaire quand j'aime, et » de résister pour servir, mais je n'hésite pas.
> J'ai vu plus d'un gouvernement compromis par des » amis imprévoyants ou faibles; je n'ai jamais vu que les » avertissements, la résistance même d'amis loyaux etdé- » voués fussent un danger, je ne dis pas sérieux, mais seu- > lement possible. >