‹ Questions de mon temps, 1836 à 1856 (volume 2)Chapitre 102 sur 156 · LA VÉRITÉ COMPRIMÉE · texte numérisé non relu

LA VÉRITÉ COMPRIMÉE

17 avril 1851.

Le Messager de V Assemblée se prononce contre I;i Liberté absolue.

Puisque cette feuille est écrite sous les inspirations de M. Thiers, MM. Forcade et Solar n'ont qu'à ou\ rir VHistoire de la Révolution française, ils y trouveront ma réponse :

« Du reste, la décision était sage (rejet d'une loi sur la presse}, la presse peut être illimitée sans danger. Il n'y a que la vérité de redoutable ; le faux est impuissant : plus il s'exagère , plus il s'use ; il n'y a pas de gouvernement qui ait péri par le mensonge. Qu'importe qu'un Babœuf célébrât la loi agraire, qu'une Quotidienne rabaissât la grandeur de la révolution, calomniât ses béros et cbercbât à relever les princes l)annis ! Le gouvernement n'avait qu'à laisser déclamer : buit jours d'exagération et de mensonge usent toutes les plumes des pampblétaires et des libellistes, mais il faut bien du temps à un gouvernement pour qu'il admette ces vérités. »

TlllERS. Histoire de la Récolulion française, t. vni p. 179.

« Quoique fort habitué à la liberté, il (le directoire) s'eiïrayait du langage qu'elle prenait dans certains journaux : il ne comprenait pas encore assez qu'il faut laisser TOIT DIRE ; que le mensonge n'est jamais à redouter, quelque publicité qu'il acquière; f/u'i7 s'use par la riolcnce^ et qu'un gouvernement périt par la vérité seule, et surtout par la \'KmTÉ COMl'KIMlŒ. .)

Ibidem, p. 492.

Pour encadrer typographiquomenl cette citation, j'ajou-

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