‹ Questions de mon temps, 1836 à 1856 (volume 2)Chapitre 117 sur 156 · COMITÉ GÉNÉRAL POUR LA RÉVISION DE LA CONSTITOTION · texte numérisé non relu

COMITÉ GÉNÉRAL POUR LA RÉVISION DE LA CONSTITOTION

« Les membres du comité général pour la révision de la Constitution ont, dans leur première séance, et d'accord avec les signataires du projet de pétition qui leur avait été soumis, décidé qu'une rédaction plus sommaire serait adoptée, et se sont arrêtés à la formule suivante :

A MM. les représentants du peuple à l'Assemblée nationale législative.

« Paris, C mai 1851.

Il Messieurs les représentants, >i L'expérience a démontré à la France les vices de la Constitution de 1848, les

impossibilités et les périls qu'elle renferme; sa révision est devenue une impérieuse nécessité.

)i Au nom de l'agriculture, du commerce, de l'industrie, et surtout des populations laborieuses ; au nom de tous les intérêts en soutfrance, au nom du salut du pays, les soussignés font appel ii votre patriotique sollicitude.

I. Il leur appartient de vous signaler le danger; il vous appartient de le faire disparaître.

r Pleins de confiance dans votre haute appréciation des intérêts du pays et des moyens de salut que la Constitution elle-même a mis dans vos mains, les soussignés vous prient, messieurs les représentants, rt De décider que la Constitution sera revisée. >• Agréez, etc.

>i Le Comité général pour la revision de la Constitution » PEPiN-LEHALLEUB, ancicu président du tribunal de commerce de la StinB, président ; tdrgot, propriétaire, vice-président; gutaed- DF.LALAiN, propriétaire des ardoisières de Monthibert (Maine-et- Loire), «Jîce-prestrfen^; e. DE BEADMONT-VASSï, membre du conseil général d'Indre-et-Loire, secrétaire; bonnet de malherbe, médecin, secrétaire ; J. dethomas, de la maison Béchet Detliomas et C, trésorier; brisson, ancien maire de Saint-Denis ; bessas- LAMÉGIE, ancien maire du 10' arrondissement; dollfcs-jiieg, négociant; DUFAu, directeur de l'institution des Jeunes- Aveugles; F. gagseau, fabricant; konigswarter (Maximilien), chef de la maison Bourgue-Konigswarter et C ; p. lavallée, ancien directeur du commerce ^térieur au ministère de l'agriculture et du commerce; lebobe, ancien président du tribunal de commeixe de la Seine ; lefrançois, directeur de la compagnie d'assurances la Prudence; f. marbeau, ancien adjoint au maire du 1" arrondissement, fondateur des crèches ; éd. laboulaïe, membre de l'Institut; E. POEIQDET, ancien magistrat; p. de taschek, propriétaire ; THAYER (Amédée), membre de la commission municipale de la Seine ; vacossin, négociant. »

» Plusieurs des noms qui précèdent étaient inscrits d'une main qui m'est connue.

» Cette main, c'est celle de M. Louis Bellet, la troisième main de M. Delamarre, banquier de la Patrie et vice-président de VUnion électorale.

» Donc, l'origine du Comité général pour la révision de la Constitution n'est pas douteuse.

» Le Comité général et l'Union électorale sont frère et sœur de lait.

» Ils ont été allaités à la même mamelle, couchés dans le même berceau, enveloppés dans le même lange, et sont destinés au même succès que celui obtenu le 2 mai 1850 par M. Leclaire contre M. Eugène Sue.

516 tS5t.

» Je me boi'iie aujourd'hui, monsieur le président, à ce simple accusé de réception ; à demain ma réponse.

» Recevez, monsieur le président, l'assurance de mes sentiments pareillement distingués.

» EMILE DE GIRARDIN

16 mai 1851.

a Monsieurle président, » Après la condamnation judiciaire qui a frappé si sévèrement les membres du comité institué sous le titre de l\ SOLIDARITÉ RÉPUBLICAINE, je pourrais vous demander en vertu de quel droit, de quel principe, de quelle loi, de quel privilège , existe le comité général pour la révision de la

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