‹ Questions de mon temps, 1836 à 1856 (volume 2)Chapitre 53 sur 156 · LE PARTI DE LA PEUR ET DE LTNGRATITUDE · texte numérisé non relu

LE PARTI DE LA PEUR ET DE LTNGRATITUDE

13 juin 1850.

X.^Opinioii publique a raison, cent fois raison lorsqu'elle s'exprime ainsi :

« Dans le scrutin pour la nomination delà commission chargOe d'exar miner le projet de loi sur le recrutement de l'armée, M. le général Cuvaiguac n'a obtenu que 233 suffrages, et n'a pu conséquemment faire partie de cette commission. Certes, les idées politiques de l'ancien président du pouvoir exécutif ne sont pas les nôtres, mais nous n'hésitons pas à dire que la nomination de M. le général Cavaignac eût été d'un bon effet et d'une bonne politique. Quand un ancien ministre de la guerre a été déclaré avoir militairement bien mérité de la patrie -, quand, dans son court passage aux affaires, il a été à même de compléter par des vues d'ensemble ce que des études particulières et une carrière toute spéciale lui avaient donné d'expérience militaire, il était naturel de penser que la majorité pouvait utilement lui donner voix consultative dans un conseil que, il y a quinze mois, il eût présidé. »

Il n'y a peut-être pas de fait qui caraclérise et qui peigne mieux l'esprit des majorités parlementaires en France que cette exclusion du général Cavaignac, qui s'est vu préférer le général de Lamoricière, le général Bedeau, le général Changarnier, M. Berryer, l'amiral Cécille, le général Oudinot de Reggio, M. Thiers, M. Chasseloup-Laubat (Prosper), MM. Passy, Daru , Aymé, le général de Saint-Priest , MM. Bocher, Barrot (Odilon), de Crouseilhes.

Nous avons sous les yeux le discours suivant, que pro-

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