‹ Questions de mon temps, 1836 à 1856 (volume 2)Chapitre 65 sur 156 · LA QUESTION PRÉALABLE · texte numérisé non relu

LA QUESTION PRÉALABLE

1^'- octobre 1850.

J'étais exactement renseigné lorsque j'apprenais au Siècle que toute idée d'une demande de prorogation de pouvoirs était complètement ajjandonnée. L'exactitude de mes renseignements est confirmée par la déclaration suivante du Constitutionnel, déclaration foi'melle (pii équivaut à l'entier abandon de sa fameuse solution :

0 Lorsque Casimir Périer, fii^rè-; 1830, arriva aux affaire?, un journaliste qui jusque là avait défendu avec courage la politique ferme et osée de cet homme d'Etat, mit une condition à la persévérance de son dévoflment : il demanda à recevoir le titre et à remplir les fonctions de secrétaire du conseil des ministres ; cette prétention ipattendue ne fut point satisfaite, bien qu'elle pût être justifiée par plus d'un argument de quelque valeur. Nous aussi, et surtout lors du message du 31 octobre nous n'avoni pu honnêtement promettre un décoûmenl fidèle au président de la Béimblique cju'à ta condition d'être au moins initiés à la politique yénérale qui devait être suivie par lui, et de connnUre les résolutions qu'elle pourrait inspirer.

» Il nous est donc permis, et nous regardons comme un devoir de rassurer le pays en l'éclairant, et nous pouvons avec conviction résumer ici en peu de mots toute cette politique

» Le président de la République ne fera pas de 18 brumaire...

» En 1852 expirent les pouvoirs du président. Sa politique est d'adopter toutes les mesures, de proposer toutes les lois utiles à l'avenir do la France, comme si les pouvoirs lui eussent été conférés pour un temps illimité.

» Voilà la politi(i\H' présideutii'lie à laquelle le Constiiuliuiinet n'a pas

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