S. BOSATARTE, t. III, p
l'-r mai 1850.
Soyez donc sensés ! soyez donc conséquents ! Ce qui vous effraie est procisémonl ce qui devrait vous rassurer. Autrefois le peuple, lorsqu'il souffrait , lorsqu'il était opprimé ou simplement lorsqu'il était mécontent, n'avait qu'un espoir et qu'une pensée : — faire triompher son droit et venger ses griefs par la force. C'était la guerre civile. Cette guerre s'est transformée : maintenant, au lieu de se battre, on se compte ; au lieu de déchirer des cartouches, on dépose des bulletins. C'est la guerre électorale. Préfériezvous donc les barricades qui s'élevaient, le sang qui coulait, les haines qui s'amassaient, les sociétés secrètes qui sur\ ivaient ? Préfériez-vous donc l'insurrection à la discussion, la révolution au progrès, l'échafaud h la tribune?
Le peuple vote et ne se bat plus. Est-ce donc lii ce qui vous effraie ? Il donne Texemple de l'ordre le plus admirable, et lorsque cet ordre déviait faire 10 fv. de hausse à la Bourse de Paris, il y fait 3 fr. de liaisse. Pourquoi ?... Parce que c'est le candidat de l'opposilinii (pii a été élu au lieu