VERREZ
Cet article s'adresse aux 466 représentants qui ont volé l'ordre du jour proposé par M. de Vatimesnil.
Le Constitutionnel leur dit : osez !
Je lui demande : — Quoi?
Il répond : (( Osez rétablir le di'oit imprescriiJtible de la » nation souveraine que la Constitution a temporairement » />?'escr/< par erreur; osez reconnaître qu'un i)euple libre » et se gouvernant iui-nième peut changei- de Constitution » quand il le veut !
» -Majorité de 466, usez de vos droits, et vous verrez!
» Nous serre/, (|U(' les 'k démagogues s'y soumettront, et
LA PRESIDENCE PROROGEE. 351
ï que le peuple, auquel vous deniMuderez sa ratification. « sei'a avec vous. >'
Un tel article parlant du druit imprescriptible de la nation souveraine est un non-sens quand il s'adresse aux représentants qui ont attenté au droit imprescriptible de la nation souveraine, qui ont voté la loi du 31 mai, qui ont supprimé le suffrage universel, qui ont exproprié arbitrairement de leur part légitime de souveraineté trois millions d'électeurs.
Si cette majorité des 466 à laquelle vous vous adressez osait rétablir le droit imprescriptible de la nation souvel'aine, mais nous tous, à l'unanimité, qui sommes la minorité et qui représentons le droit de trois millions d'exclus, la plénitude du suffrage universel, nous applaudirions à ce l'etour de conscience et de justice.
A cette majorité des 466 vous dites :
OSEZ ! vous VERREZ ! î
A cette même majorité de 466, je dis :