‹ Questions de mon temps, 1836 à 1856 (volume 3)Chapitre 127 sur 132 · CONFÉDÉRATION GERMANIQUE · texte numérisé non relu

CONFÉDÉRATION GERMANIQUE

Armée fédérale.

Les tableaux publiés par la commission militaire à Francfort montrent

DES ARMÉES PERMAiNENTES. 795

nellement et mettre successivement fin au risque de guerre, moyen inconsidérément tourné en dérision par VAssemblée nationale ; or, la feuille de la fusion aboutit à proposer en ces termes ce qu'elle avait commencé par railler :

« Pour sauvegarder réellement l'empire turc, il faudrait prendre la Crimée, élever à l'isthme de Pérécop une barrière infranchissable, et installer dans la presqu'île une puissance capable de la défendre

« Le moyen le plus efficace, nous le disions il y a quelques jours, serait d'établir d'une manière permanente une station anglo -française, une sorte de garnison navale dans les eaux de Constantinople. Mais ce serait chaque année, pour la France et l'Angleterre, une dépense assez lourde, et, en qutre, le sultan s'accommoderait mal peut-être d'une protection qui attesterait si hautement son impuissance. La diplomatie peut trouver d'autres moyens. Pourquoi les grandes puissances de l'Europe ne s'engageraient-ollcs pas toutes, par un traité, à garantir l'intégrité des États du

que la force totale de l'armée fédérale s'élève à 525,037 hommes, ainsi répartis :

Corps d'armée. Hommes.

L II. III. Autriche 153,295

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